12 octobre 2009
De l'amour
L'amour vrai libère et fait grandir dans l'intimité d'une complicité partagée.
Même si parfois c'est dans la douleur d'une remise en question personnelle...
Image trouvée ici, un endroit que j'aime beaucoup...
02 juillet 2009
Arrêt du bus.
"Le Verbe, c'est la parole quand elle est pleine au lieu d'être vide, quand elle est authentique au lieu d'être diplomatique, quand elle est expressive au lieu d'être dépressive."
Guy Corneau dans "le meilleur de soi".
Sauf que c'est pas si évident de faire dans l'authentique en permanence. Surtout quand autour, l'authentique court pas les rues, ou ne dure que le temps d'une éphémère (cherchez pas le mot après l'adjectif, là je parle de la bestiole). Remarquez, on peut toujours se taire...
Aussi mon blog va être en pause... Pas trop longue. Juste le temps de digérer certaines choses. Disons qu'il y a un moment où, si on veut pouvoir continuer à m'utiliser, il faut arrêter de me prendre pour une conne, et faire preuve d'un peu de respect pour mes limites... Fo dire que j'ai été tellement patiente et compréhensive pendant 8 mois qu'on aurait pu croire que j'en avais pas, de limites, tellement je les disais gentiment. Si gentiment qu'elles ont été royalement ignorées.
Et je m'en veux surtout de pas m'être aperçue de la réalité avant, 8 mois, c'est quand même long, bordel ! Une chose est sûre : avant qu'on me reprenne à m'associer à quelqu'un pour concrétiser un de mes projets, il pleuvra des vaches.
Si vous en recevez une sur le coin du nez un de ces jours, c'est que j'aurais refait la connerie.
15 juin 2009
Guy Corneau
"Celui qui attend qu'il y ait la paix dans le monde pour commencer à sourire risque de mourir de fort mauvaise humeur."
Arf !
08 juin 2009
Télé 7 prout...
"Et si la télé vous rendait riche ?".
En gros sur la couverture.
Oggy, quand il a lu ça, a dit "Riche ça m'étonnerait, mais con, sûrement...".
Et les journaux télé sont pas en reste !
...
28 mai 2009
Colloque sentimental (extrait)
"Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir."
Verlaine
Un peu ce qu'il se passe en moi en ce moment... Enfin, un bout de moi. Car une autre facette de moi va plutôt bien.
Et cette part désespérée de moi, celle là, elle me gonfle. Là, là, elle me gonfle grave. La bonne nouvelle c'est que je ne me confonds plus entièrement avec elle. La mauvaise, c'est qu'elle m'envahit parfois comme un brouillard malsain et gluant. ça va passer.
09 avril 2009
D'Antonio Bertoli.
"Il n'y a pas de poésie sans miracle renouvelé
Il n'y a pas de guérison ni miracle ni poésie sans un acte"

image de Nziem, sous copyright.
30 juin 2008
Curieux.
« L’homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose. »
Georges Bernard Shaw
Un petit miracle en soi : Il y a deux semaines, j'ai enfin pu amener mon fiston à son avant dernière séance d'orthophonie à moto ! tutti va bene, hein, rien de grave, je répète défois que vous auriez oublié... Ayé, c'est fini, l'orthophoniste et le sérieux du fiston ont été super efficaces, là on "consolide".
Pas peu fiers d'arriver à moto, les deux kékés... arf ! Bon, comme d'hab, les places dans la salle d'attente, fo pas trop compter dessus. Encore moins habillés en tarmos. Défois ya des gentilles mamans qui font un peu de place et enlèvent leurs affaires de la chaise d'à côté, mais défois non. Défois je demande. et défois non. là chu restée debout en retrait dans le couloir, avec le fiston, pendant 5 minutes. Ben voui, yavait la kiné d'à côté, celle qui fait que blablater pou rien dire et que je sais jamais quoi lui répondre... du style "si vous laissez votre pain en vue comme ça je vais le manger..."
o_Ô
Donc elle était là à discuter avec deux autres bonnes femmes assises qui squattaient à elles seules les 5 chaises de la salle d'attente avec leurs affaire... Et j'entends un truc geignard style "quand mon père est mort je me suis sentie vide, gnagnagnagnignigni". bon ça aurait pu être poignant c'est vrai. Sauf qu'elle l'a dit à la nana en face d'elle, ensuite répété à la kiné qui pourtant avait déjà entendu, n'est-il pas, puisqu'elle était là pour la version précédente, et ensuite à l'orthophoniste de mon fils qui faisait sortir la petiote de l'autre dame.
Habitué des lieux, le fiston entre dans le bureau de l'orthophoniste. Qui ne sait pas comment se dépatouiller de la filia dolorosa, je le vois bien... Alors j'ai joué mon rôle d'emmerdeuse, puisque j'avais déjà le costume, et j'ai dit "excusez moi mais j'ai pas toute la matinée, si vous pouviez commencer de suite avec mon fils". (ça l'a arrangée, me l'a dit après). et j'ajoute dans la foulée (paske la blondasse attendait que je m'assoie pour me resortir sa complainte; et je me connais, par les temps qui courent, vu la facheuse tendance que j'ai à l'ouvrir, je lui aurais dit "chu pas psy, allez consulter..."), "vous lui direz que je l'attends dehors aux tables devant l'épicerie"...
Et j'ai bu un café en l'attendant, tout en surveillant ma meule, qui en avait bien besoin, vu les gamins complètement excités qui tournaient autour... Et les adultes, sisi, ya un mec qui en a fait 3 fois le tour, jusqu'à ce qu'il voit que je le regardais faire, et qu'il voit le casque sur la chaise à côté.
Et c'est là qu'on en arrive au rapport avec la pensée citée.
Quand il a vu que je le regardais tourner autour de ma bécane, il est devenu pivoine (il était blond le pov'), et il est parti tout mouquette.
A votre avis, c'était pourquoi qu'il a rougi ? la honte ? l'envie ? la colère ? j'hésite encore...
26 juin 2008
"Si tu m'touches, j'te bouffe !"
(citation de "l'age des glaces").
L'autre jour, mon fiston me racontait comment il a défendu un copain qui est un peu frêle de vilains méchants. Et aussi qu'il comprenait pas pourquoi les autres ils aimaient pas A., un autre de ses copains. C'est vrai que mon fils, il est copain avec des enfants un peu "out of étikettes"... Il a des amis qui lui ressemblent, ou alors un peu "faiblards" et qu'il défend. (ailleu, je crois que le syndrome du sauveur est héréditaire, argleu !).
perso, je sais que c'est pas bien, mais j'ai appris à mes gosses la règle de survie de base suivante : "Je te cherche pas des poux, mais si tu me touches, j't' bouffe".
Je l'ai apprise en grandissant. Enfant victime désignée, plus j'ai grandi (et je VOULAIS être grande, curieusement), et plus j'ai appris à ne plus me laisser marcher dessus...
Ma fille s'est fait péter son étui à lunettes NEUF et que j'ai pris le plus solide possible (il a un mois, cet étui, ça m'éneeeeeeeerve !) et sa calculette à force que des grands cons et connes s'assoient sur son sac. Et l'autre jour quand elle a récupéré son sac alors qu'un 3ème était assis dessus, celui ci lui a dit "tu pourrais dire pardon tu me déranges là." et elle lui a répondu "ça va pas non, t'as qu'à être assis ailleurs que sur mon sac". Mouarf ! au bout d'un moment yen a marre des cons...
oui je sais c'est pas bien. Mais se laisser marcher sur les pieds, ça va bien hein. Je ne veux pas que mes enfants soient du "mauvais côté". Pas agresseurs, mais pas agressés non plus. Et se faire respecter c'est parfois rentrer dans le lard, parler la même langue, user des mêmes gestes que les emmerdeurs... malheureusement.
Je dis pas que c'est le top de la relation humaine, mais ya défois où yen a ras le béret de se faire écrabouiller sans répliquer... D'ailleurs en ce moment je l'ouvre trop, je crois bien. je dis ce que je pense et comme je le pense, c'est pas du tout sociétalement correct (je dis ce que je veux, j'ai dit ! Ah mais !) !
Enfin bon, ayé, yaura plus rien de cassé au moins jusqu'à Septembre... vacances un brin anticipées, pour cause de BEPC et d'imbécilité administrative (c'est quoi cte manie de reculer peu à peu la date des vacances d'été ?)(je fais ce que je veux aussi, bon. qui a dit "complète inadaptée sociale" ?). ça tombe plutôt bien, elle était crevée la fillote. Epi ya pas de raison qu'elle n'ait pas son heure de gloire sur mon blog elle aussi : moyenne générale de l'année toutes matières comprises : 15 (z'avez vu comment je gonfle mes plumes là ?)...
23 juin 2008
Allez, commençons la semaine
en musique, histoire d'accompagner la petite bafouille philosophique qui suit... Je vous parlais la semaine dernière de "Moonlight" de Kamelot, c'est elle que v'là !
"Il n’existe que deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue."
Albert Einstein
Quelques fois je me dis que le monde tourne à l'envers, ou que les gens marchent sur la tête, même si ça se voit pas. On devrait inventer des godasses à tête. Et des chapeaux à pieds. Mais si, hein !
o_Ô
Le pire étant qu'ils se croient très normaux, tous. Perso chu pas normale mais je le sais, koa ! Au moins ça me surprend pas quand on me le dit ou qu'on me le fait sentir d'une façon ou d'une autre.
L'autre jour il a fallu que j'explique à un minot d'environ 5 ans qu'on ne se met pas ni devant, ni surtout derrière une voiture, de plus en marche et sur le point de démarrer. Qu'il est petit et qu'on le voit pas, que c'est dangereux pour lui, et qu'il risque de se faire écrabouiller et d'avoir très mal. Manifestement ses parents n'ont pas jugé utile de l'informer des risques qu'il court. Pas plus que de le surveiller sur un parking bondé. Que c'est pas très malin de faire le malin face à un truc aussi lourd qui peut le bousiller en un rien de temps. Il était mortifié que je lui fasse "la morale", et me regardait avec des larmes dans les yeux, ça l'amuse beaucoup de jouer au torero avec les bagnoles, apparemment.
Très curieusement, je n'ai pas vu sa mère (ou son père?), je ne sais même pas qui elle est (il est ?), dans le tas de parents qui attendaient là. Personne ne s'est manifesté pendant que je lui causais, au gamin. J'ai eu beau mater si quelqu'un me regardait lui faire la leçon, rien... Aussi bien j'aurais pu l'embarquer... Amusant nan ?
La morale philosophique de l'histoire ? Facile : bande de faux adultes débiles. (pas le gosse, hein, c'est surtout pas lui le débile...). Einstein avait raison.
14 février 2008
Cher Dr Gregory House
Encore un qui me fait craquer, tiens (Hugh Laurie donc si on veut le nom de l'acteur)...
"L'humanité est extrêmement surfaite".
Dixit mon z'héros (en plus de Dexter)(on a les z'héros qu'on veut !), Greg House, donc, this horrible and cynical man ! Bouh le vilain ! Je ne crois pas que l'humanité soit surfaite. Elle n'existe pas. C'est juste que de nos jours, le vernis craque... En fait, ce qui est surfait, c'est l'hypocrisie. Et de mon point de vue, c'est plutôt une bonne chose. Ben vi, chu cynique aussi... Non l'être humain n'est pas un grand être d'amour et de générosité, nan. Et bien sûr, surtout pas ceux qui croient l'être le plus, aimants et généreux. Ils sont surpris dans Télé7jours du succès des héros cyniques, morbides et méchants. Hypocrites... c'est tout ce que j'ai à dire.
Je ne reviendrai pas sur la théorie selon laquelle moins on veut voir le mal en soi, plus on le projette sur n'importe qui ou n'importe quoi... Et inversément, plus on se croit mauvais, et moins on le met au bon endroit... Ah, la culpabilité, quel bel instrument de pouvoir !
"Le verrou de la culpabilité.
Olivier a douze ans. C'est un enfant "morose". Petit, tout petit, il s'est senti abandonné par sa mère. Il est devenu triste, infiniment triste de n'avoir pas su obtenir l'amour de sa maman. Il s'est renfermé sur lui-même et son visage est devenu grave. Sa mère, Annie, dit de lui, un peu accusatrice, et vaguement pour se justifier d'avoir si peu de contacts avec lui, "il n'a pas de joie de vivre, il est taciturne!". Entre elle et son fils, les relations sont difficiles. La culpabilité d'Annie bloque toutes les issues.
Olivier avait six mois quand la mère d'Annie est tombée malade. Pendant cinq mois, Annie s'est occupé de sa mère mourante et a délaissé son bébé. La perte de sa mère a été très douloureuse, elle avait confusément le sentiment qu'on la lui prenait en échange de son enfant. Le peu de contacts qu'Annie avait avec Olivier pendant cette période étaient emprunts d'une angoisse et d'une agressivité d'autant plus dangereuses qu'elle ne pouvait se les avouer. Jamais elle n'a osé laisser affleurer à sa conscience l'intensite de ses sentiments négatifs.
Annie sait bien qu'Olivier a souffert, mais elle se sent trop mal à l'idée d'avoir été celle qui l'a fait souffrir, trop coupable. Elle ne veut pas reconnaître ce que pourtant elle sait très bien à l'intérieur d'elle-même : "elle n'a pas été une bonne mère".
Ils sont tous deux enfermés dans une dynamique de relation très tendue. Elle est en colère contre lui (on déteste les gens à qui on a fait du mal). Elle lui en veut d'être triste, elle le met à distance. Et Olivier ne sait pas comment s'en sortir, il est de plus en plus triste.
Lorsqu'enfin sa mère a accepté de considérer sa responsabilité (et non plus la culpabilité), c'est à dire lorsqu'elle a accepté de ressentir la souffrance et la détresse qu'a pu vivre son fils et de reconnaître que c'est elle qui lui a infligé cette douleur, elle a pu accéder à la compassion pour l'enfant, laisser tomber le ressentiment, retrouver son amour intact et une bonne relation avec Olivier.
Les situations difficiles que nous vivons font naturellement naître en nous des sentiments "négatifs", de la peur, de la colère, de l'angoisse. Si nous les exprimons, ils nous permettent de mieux affronter les épreuves, si nous les taisons, ils prennent alors de la puissance, se chargent de culpabilité et se colorent de haine. La libre expression de toutes nos émotions dans les relations affectives permet de rétablir le lien d'amour lorsqu'il est menacé, la culpabilité, elle, le rend impossible. Nous nous sentons plein de haine pour ceux qui nous font sentir coupables.
Reconnaître que l'on s'est trompé est très difficile. Nous ne voulons pas accepter l'idée que nous aurions pu faire autrement... Alors nous avons besoin de continuer à croire que notre solution était la seule bonne, et par tous les moyens nous allons tenter de la justifier. Parfois jusqu'à l'absurde."
Dans "utiliser le stress pour réussir sa vie", d'Isabelle Filliozat.
Et c'est là que commence "le mal"...
Et comme le dit Gaelle Nohant dans son trèèèès intéressant interview, "la banalité du mal est fondamentale". Tant que certaines personnes se croiront "au dessus", et que d'autres se croiront "dedans jusqu'au cou", sans que ni les unes ni les autres ne se rendent compte qu'elles ont toutes une porte qui donne sur l'autre côté, alors on sera dans la mouise... Pour pas dire autre chose.
(Ouai je sais, on est le 14 Février... And so what ??????)

