Plumes et Dragons

Mes aventures de la vie de tous les jours... humour, rigolade, ou tristouille, et tout le reste... Et n'en déplaise aux mauvais coucheurs, rien n'est libre de droit sur ce blog : à propos du copitage sauvage : http://nziem2.over-blog.com/article-22673695.

30 janvier 2009

Bon ben

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Et pour bien finir la semaine, et la période, et cte putain de merde de trois mois qu'il pleut, notre lapine est morte, alors que le fiston et moi jouions à wow, dans un espèce de spasme, et puis deux soupirs, et puis plus rien...

Pour être sûre de ne pas l'enterrer vivante, j'ai attendu qu'elle devienne toute froide, je l'ai laissée là, à côté de nous, pour être sûre que c'était bien la fin. Nous l'avions depuis 1999 et bon, je sais, elle était vieille...

Alors j'ai fait un trou là bas au coin du jardin, il faisait encore jour, mais quand je l'ai enterrée, il faisait nuit. j'ai rien vu de ce que j'ai fait, et je préfère comme ça. 

Mais je me sens coupable, elle mangeait moins et avait saigné dans sa cage depuis trois jours, mais comme ça lui arrivait deux fois par an (des espèces de "règles", je pense) depuis qu'on l'avait, et qu'avant-hier, elle a mangé les friandises que je lui donnais, je me suis pas trop inquiétée.

Je me dis que de toute façon un véto n'aurait rien pu faire de plus, mais bon, ça me fout les boules quand même...

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26 janvier 2009

Fafoufle !!!

Enfin non, fa a fouflé !

Nous n'avons pas eu trop de dégats, une panne d'électricité de quelques heures, quelques tuiles du toit du garage ont volé, et on a du annuler un repas entre amis prévu de longue date, mais ceux qui sont en haut des collines, bonjour...

En allant chercher un abonnement pour le portable de la fillote samedi matin (cheux nous on n'avait pas l'impression que ça soufflait tant que ça, on est protégés par les collines, justement), on a vu un arbre sur la route, et je sais pas combien d'autres tombés dans les bois et haies. Car une fois arrivés dans la plaine du gave de Pau (la rivière), alors là ça buffait sec. Mais bon on y était presque, on a continué, pour un samedi de solde yavait pas grand monde, c'était pas mal, j'aime bien faire les courses comme ça.

On a été bien arrosés, aussi, la pistoche qu'on avait vidée ras du skimmer se serait mise à déborder en deux jours si l'homamoi n'avait pas été la vider sous la pluie vendredi soir...

Bref, ça va, mais on a eu de la chance.

Pour mes beaux parents, qui habitent en haut de la colline (ah ça, ils ont une belle vue, c'est sûr), une partie du toit s'est barrée (la même qu'en 99) les pompiers ont du venir bâcher, un arbre était en travers de la route et ils n'ont toujours pas d'électricité.

Les toits compliqués avec plein d'encoignures qui provoquent des tourbillons d'air en cas de tempête, évitez, en hauteur... Avec les changements de temps, de nos jours, ça devient dangereux...

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12 novembre 2008

A tous ceux qui tombent chez moi avec

la recherche "enfant pervers" et ou "enfant pervers polymorphe", parce que ça commence à me gonfler... Groumpf ! Ras le bol des conneries ! Les adultes ne sont pas pervers car ils le seraient dès l'enfance, dès la naissance, comme ça, par nature... Si des enfants deviennent pervers et méchants, ils le deviennent car des adultes pervers pervertissent l'enfance, le plus souvent en se faisant eux-mêmes passer pour des "saints" ou des "normaux", quand c'est pas des "parfaits qui savent tout pour les autres mieux que les autres". et ces adultes là, qui vivent dans le mensonge permanent sur eux-mêmes, sont des salopards. Point.

"Comment créons-nous la cécité émotionnelle ?

21 points

  1. L'enfant est toujours innocent.
  2. Tout enfant a des besoins inéluctables, entre autres de sécurité, d'affection, de protection, de contact, de sincérité, de chaleur et de tendresse.
  3. Ces besoins sont rarement satisfaits, mais ils sont souvent exploités par l'adulte à ses propres fins (traumatisme de l'abus perpétré sur l'enfant).
  4. L'abus que subit l'enfant a des conséquences pour toute la vie.
  5. La société est du côté de l'adulte et accuse l'enfant de ce qui lui a été fait.
  6. La réalité du sacrifice de l'enfant est toujours déniée.
  7. On continue donc d'ignorer les conséquences de ce sacrifice.
  8. L'enfant, abandonné à sa solitude par la société, n'a pas d'autre solution que de refouler le traumatisme et d'idéaliser ceux qui le lui ont infligé.
  9. Le refoulement engendre des névroses, des psychoses, des troubles psychosomatiques et des "crimes".
  10. Dans la névrose les vrais besoins sont refoulés et déniés et le sujet vit à leur place des sentiments de culpabilité.
  11. Dans la psychose, l'abus est transformé en représentation délirante.
  12. Dans le trouble psychosomatique, la douleur du mauvais traitement est vécue, mais les causes véritables de cette souffrance demeurent cachées.
  13. Dans le crime, la confusion, la séduction et le mauvais traitement subis trouvent constamment de nouvelles abréactions.
  14. La démarche thérapeutique ne peut réussir que si l'on ne nie pas la vérité de l'enfance du patient.
  15. La doctrine psychanalytique de la " sexualité infantile " s'inscrit à l'appui de l'aveuglement de la société et légitime l'abus sexuel perpétré sur l'enfant. Elle accuse l'enfant et épargne l'adulte.
  16. Les fantasmes sont au service de la survie, ils aident à exprimer la réalité insupportable de l'enfance et en même temps à la cacher ou à la faire paraître plus inoffensive. Un événement ou un traumatisme fantasmatique soit-disant " inventé " recouvre toujours un traumatisme réel.
  17. Dans la littérature, comme dans l'art, dans les contes et dans les rêves s'expriment bien souvent sous une forme symbolique des expériences de la petite enfance qui ont été refoulées.

  18. Étant donné notre ignorance chronique de la situation réelle de l'enfant, ces témoignages symboliques de tourments sont non seulement tolérés mais même très appréciés dans notre civilisation. Si l'on comprenait l'arrière-plan caché de ces oeuvres, la société les rejetterait.
  19. Les conséquences d'un crime qui a été commis ne sont pas effacées par le fait qu'aussi bien le "criminel" que la victime sont aveugles et perturbés.
  20. On peut éviter de nouveaux "crimes", si les victimes commencent à y voir clair; la compulsion de répétition sera ainsi levée ou affaiblie.
  21. Dans la mesure où ils permettent de découvrir irréfutablement et sans ambiguïté la source de connaissance cachée dans le vécu de l'enfance, les récits des victimes peuvent aider la société en général, et la science en particulier, à augmenter leur degré de conscience."

J'ai mis crimes entre " " car ceux qui pratiquent les violences psychologiques s'estiment en dehors de ces critères. Pourtant, ils sont en plein dedans. Alice Miller au début de ses recherches (dont provient ce texte) s'est surtout penchée sur les violences "visibles", mais elle y inclue aujourd'hui toutes les violences psychologiques. Dont l'ironie, l'humiliation verbale, la dévalorisation noble et héroïque (ça c'est ironique) de ses enfants pour se valoriser soi-même...

Pour les vrais courageux qui veulent en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site d'Alice Miller et tout visiter. Et accessoirement, acheter et lire ses livres (les 3 ou 4 derniers, écrits pour "vulgariser" ses idées, sont beaucoup plus accessibles car moins "psy" que ses premiers, si ça vous intéresse). Et encore plus accessoirement, les mettre en pratique. En commençant par se remettre en question "au bon endroit", puis en cherchant un "témoin lucide".

Moi, je peux rien de plus que vous donner tout ça, après vous en faites ce que vous voulez...

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16 octobre 2008

Humour et ironie.

Chronique du dimanche, 7 mai 2000

Le mot "humour" a la même racine étymologique que les mots "humilité" et "humanité": humus. Nous sommes le bon fumier qui fait pousser les fleurs du mal. Avec l'humour, l'homme devient le plus grand des humbles.

Selon la tradition orientale, trois critères permettent de distinguer le sage des autres: l'humilité, la compassion et l'humour. Le sourire du Bouddha en témoigne: l'homme sage ne peut se prendre trop au sérieux. Ce serait si futile. Il y a quelques choses de frivole dans l'éphémérité de la vie. Et du tragique dans la mort. Quel est ce monde fugace dans la vacuité infinie? Qui suis-je, moi, l'impermanent, devant la Réalité ultime?

Nos conditions humaines nous obligent tous à l'humilité et à l'humour. C'est une question de simple lucidité. Et comme "lucidité bien ordonnée commence par soi-même", l'humour a d'abord pour sujet non pas l'autre mais soi-même. L'humour est une autodérision. Quand celle-ci est articulée et exprimée avec intelligence, il n'y a pas que le moi qui se dévoile futile ou dérisoire mais tous les moi. Nous tous, frères humains, avec nos travers, nos langages, nos prétentions et présomptions, nos crédulités, nos pouvoirs, nos absolus ridicules, notre gravité risible, nos espoirs et nos désespérances, bref, nos conditions humaines, nous tous, gros moi par devant, devenons insignifiants sous la lumière de l'humour: "la situation est désespérée mais pas grave!".

Lucidité, certes mais amour aussi: il y a une exigence de respect, de compassion et de solidarité dans la reconnaissance de nos sottises et de notre absurde condition. La bêtise évacue l'inquiétude, soit, mais l'humanité avec, hélas! Le bon goût et l'intelligence, au contraire, l'assument, la retournent sens dessus dessous pour la comprendre et peut-être en rire. Il faut du tact pour faire rire sans être méchant. L'humour est "politesse du désespoir" disait Vian. Il faut faire un effort désintéressé et lucide pour unir les deux extrêmes, désespoir et futilité, dans un éclat de rire.

"Qu'est-ce qui n'est désespérant pour un regard lucide? Qu'est-ce qui n'est pas futile pour un regard désespéré?" Questions de philosophe allez-vous me dire? Oui, questions très humaines qui n' occultent pas l'inquiétude mais qui la placent au milieu du sens et du non-sens de la vie et qui dévoilent ce qu'il y a de frivole dans le sérieux et de sérieux dans le frivole. C'est le milieu instable de l'humour.

Manquer d'humour, c'est manquer de simplicité et de lucidité; c'est être dupe de soi, prétentieux et narcissique: et l'égocentrisme est un manque flagrant d'amour.

L'humour est humble car il a pour cible soi-même; mais l'ironie, au contraire, c'est une armes tournée contre l'autre; cet autre jugé plus faible: "newfies", les femmes, les gais, les "frogs", les noirs, les vieux. L'ironie s'inspire d'une insécurité mal assumée qui veut se travestir en puissance; d'où le sexisme, le racisme, l'âgisme et l'ethnocentrisme qui transpirent chez les ironistes qu'on appels à tort des humoristes. On ne se moque jamais des riches et des puissants -y a peu de blagues contre les Américains. L'ironie, blesse, accuse, condamne, baisse, méprise, humilie; ironiser, c'est rire contre, se payer la tête d'autrui et cherche à se faire valoir pour se placer au dessus et se faire dominant. L'humour, au contraire, implique que nous sommes tous égaux, que nous sommes tous embarqués dans la même galère, alors que l'ironie n'est possible que dans l'inégalité, que dans la mesquinerie. L'ironie est une sorte d'avarice; l'humour, une manifestation d'amour!

Et, c'est bien connu, le rire est le propre de l'humble.

Je remets ce texte, parce que je l'aime bien, et que j'espère retrouver mon humour qui s'en est allé battre la campagne depuis quelques jours, suite au croisage de divers cons au début de la semaine mais comme je sais que ça devient lassant j'en parlerai pas. Texte qui vient d'ici, donc.

Epi sur ce, je vous laisse, demain matin j'pars passer le ouikène à Lyon, voir ZE Droufn, ZE Nath, ZE Cassandre , ZE Kinishao peut-être, epi d'autres qu'on ne voit pas trop par ici... L'humour sera au rendez-vous, c'est sûr !

Je vous bisoute virtuel en attendant de passer aux vrais un jour (ben si vous voyez que ça finit par arriver. et toc !), et je vous retrouve courant semaine prochaine !

NotaKinishao : aujourd'hui c'est ton blog qui me censure... Aucun de mes comm' ne passe ! 
NotaLePierrot : Pareil chez toi que chez Kinishao, ô grand tortureur de nours en peluche !

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26 mars 2008

Vous connaissez la chanson de Zazie ?

Celle qui dit "j'étais là et je n'ai rien fait..." celle là là : http://www.deezer.com/track/74195

Oui. Certes on voit pour le Bengladesh, le Rwanda, et on se dit "j'y peux rien."

Mais là ? là ? La maison d'à côté. le voisin. torture aggravée notoire, connue, reconnue, dénoncée parfois, demande par le frère à être placé ailleurs. Mais pour Lydia, rien. Son calvaire a duré 28 ans. Jusqu'en 99.

Et rien. rien de rien de rien n'a été fait. rien.

Et après on ose dire "Mais comment c'est possible ?..."

http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/252527.FR.php

Ben voilà comment c'est possible...

L'est beau le monde, sont beaux les hommes.

Ma question essentielle serait : pourquoi ils se sont permis de sortir le frère de cet enfer, et pourquoi y ont-ils ramené la soeur à chaque fois qu'elle fuguait et voulait s'en échapper ? Pourquoi cette différence de traitement ?

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22 février 2008

La fessée comme moyen d'éducation.

11 février 2008

La fessée comme moyen d'éducation : O. Maurel interpelle Claude Halmos

Relais d'information parue sur la liste Re-Co-Naissances (ici) et sur le site de l'OVEO ()

Bonjour,

La psychanalyste Claude Halmos vient de donner au magazine Elle une interview où elle recommande aux parents la fessée comme moyen  d'éducation. Je lui ai répondu et j'ai pensé que ma réponse pourrait
vous intéresser. Elle peut être largement diffusée...

Pour lire l'interview :
http://www.elle.fr/elle/societe/interviews/la-fessee-est-ce-si-grave

Bonne lecture.

Olivier Maurel

Madame,

Je suis un peu étonné de voir une grande spécialiste de l'enfance,  de la famille et de la relation telle que vous, faire l'apologie de la fessée.

Si je vous ai bien comprise, il ressort en effet de votre interview que la fessée est le meilleur moyen :
- de "montrer qu'on a des limites" et de "mettre des barrières" à
l'enfant ;
- de faire appréhender à l'enfant ce qu'est un autre être humain ;
- de montrer que l'on doit respecter l'être humain ;
- de le "tirer du côté de l'humain" ;
- de favoriser la construction de l'enfant.

J'avoue que je n'aurais pas pensé que donner des coups à un être beaucoup plus faible que soi et lui enseigner que le principe le plus basique de la morale : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux  pas qu'on te fasse" est une baliverne, pouvait avoir tant de résultats positifs pour "l'être humain" !

J'aurais plutôt cru que déculotter un enfant et le frapper sur les fesses revenait à franchir les limites de son intimité et risquait de lui faire perdre sa capacité naturelle de réaction contre quiconque toucherait cette partie de son corps dans un autre but que celui de  le "tirer du côté de l'humain" ! Mais je dois me tromper.

J'aurais plutôt cru que pour apprendre à un enfant ce qu'est un autre être humain, il fallait se conduire avec lui avec affection et respect et qu'il existe d'autres moyens d'être ferme que de cogner  sur ses fesses. Mais je dois me tromper.

J'aurais plutôt cru que le rôle d'une spécialiste de la relation est d'aider les parents à trouver d'autres moyens que les torgnoles (parce que quand les fessées sont recommandées, pourquoi pas les torgnoles ?) pour éduquer leurs enfants. Là encore, je dois me tromper.

J'aurais plutôt cru que pour apprendre aux enfants à "respecter l'être humain", il fallait commencer par les respecter eux-mêmes. Nouvelle erreur !

J'aurais plutôt cru que pour "favoriser la construction de l'enfant", il y avait mieux que cogner sur lui. Quelle naïveté !

J'aurais plutôt cru que dans un pays où beaucoup d'enfants meurent encore de maltraitance, il valait mieux éviter d'encourager les parents à recourir à la violence. Autre naïveté !

J'aurais plutôt cru que dans un monde où, dans beaucoup de pays, le moyen d'éducation normal est encore la bastonnade, et où la plupart des parents trouvent, comme vous le pensez vous-même, que frapper un enfant est un moyen indispensable pour l'éduquer, il valait mieux soutenir les efforts du Comité des droits de l'enfant, de toutes les institutions internationales et du Conseil de l'Europe pour interdire cette méthode d'éducation que vous jugez si humanisante. Mais c'est sûrement vous qui, avec votre savoir psychanalytique, avez raison !

Et comme je trouve que mon épouse franchit parfois certaines limites et ne respecte pas toujours suffisamment "l'être humain" que je suis, je pense que je vais me convertir à l'excellent moyen d'éducation que vous préconisez. Quand tous les maris et les conjoints auront, comme moi, adopté cette méthode, je pense que nous aurons grandement contribué à tirer les femmes "du côté de l'humain".

Merci, chère Madame, pour vos excellents conseils.

Olivier Maurel
Porte-parole de l'Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO)
http://www.oveo.org

On applaudit encore une fois la psychanalyse "si humaine" et regrette amèrement que ce soit toujours le même courant de pensée éducative qui soit médiatisé.

chopé chez
Pascale, transmis et relayé par moi et par plein d'autres j'espère.

Parce que, comme elle, ya des trucs qui m'énervent. Et je vois pas pourquoi on dirait pas ce qu'il en est. Quand la connerie est trop profondément ancrée pour qu'on ose la remettre en cause, on est soi-même un con; et certains ont manifestement envie de le rester.

Il m'est arrivé d'apprécier des choses écrites par Claude Halmos. Mais alors là, pour le coup (c'est le cas de le dire, mouahahaha), c'est vraiment des conneries ! Parfois je me demande comment certaines personnes arrivent encore à se regarder dans un miroir...

En prime, un lien sur un témoignage bouleversant, tout récent, sur le site d'Alice Miller, sur les méthodes éducatives de certains "organismes" pour "enfants difficiles" en 1998. ça fout les jetons... Comme si en subissant pire encore les enfants allaient devenir "meilleurs". Fo être vraiment con mais vraiment con pour raisonner comme ça. Scusez mais ça me fout les nerfs...

Et entre temps j'ai intercalé un post sur la sexualité et le sado masochisme. Le saviez vous, qu'en fait c'est pour retrouver des sensations d'enfance, tout ça ? Yen a qui au lieu de lire de la fantasy et de la Sf feraient bien mieux de se plonger dans l'horreur de la réalité. Lisez Alice Miller. Vous reviendrez après avoir tout lu pour m'engueuler, si vous croyez encore à la "salubrité" de certains comportements de soit-disants "adultes".

Moi j'ai tout lu. E après avoir fait ma propre expérience, après avoir trouvé les mêmes trucs qu'elle de mon côté, ben j'y crois plus.  90% des adultes sont des grands enfants souffrants. et ça leur dicte 90% de leurs comportements.

Malheureusement.

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13 décembre 2007

"Ma mère a bien fait de me battre". Jules Vallès.

Je vous donne un lien. C'est la vidéo d'une conférence de la "supportrice" de langue française d'Alice Miller.

C'est un peu long, puisqu'elle y est dans son intégralité, mais fort intéressant pour ceux qui ont la flemme de lire les bouquins d'Alice...

http://www.alice-miller.com/video_fr.php

J'ai fait à ma fille tout ou presque de ce qu'elle décrit sur "comment on apprend l'obéissance aux bébés". à part taper à tort et à travers pour tout et n'importe quoi, ça je l'ai pas fait. nan, je hurlais à la place. Achement intelligent...

J'ai réalisé, comme elle dit, que je ne voulais pas que mes enfants me craignent, que le respect par la crainte, n'était pas ce que je voulais, n'était pas de l'amour, ni de moi vers eux, et par conséquent, que l'amour d'eux vers moi n'était pas possible, ou bien perverti... Ma fille avait 6 ans quand je l'ai réalisé et je crois qu'il était plus que temps. Plus c'est tardif, plus c'est difficile à rattraper... J'ai quand même fait des dégâts, bien sûr, et ils auront à se dépatouiller avec ça. Je leur dirai toute la vérité et en ai déjà parlé quand on avait des problèmes. Mais ils traîneront toute leur vie mon baby blues (pour ma fille), ma violence, ma froideur de leur petite enfance. Je le regrette mais je n'y peux rien de plus que ce que j'ai fait, c'est à dire en prendre conscience et changer les choses en moi et envers eux. Et admettre la vérité.

Ce serait bien de répandre que la violence des parents, même inconsciente, même sans "gestes", fait la future violence de leurs enfants devenus ados, puis adultes...

Avoir le courage d'admettre la vérité... N'est ce pas cela être fort, être juste ? Admettre qu'on sait pas aimer parce qu'on l'a pas appris ?

Non ?

Si vous écoutez, vous entendrez un bébé qui pleure tout le long du début de la conférence... J'ai connu ce genre de pleurs chez ma fille. Quand je l'ai amenée, la seule et unique fois, chez la pédiatre, j'en ai déjà parlé. Elle pleurait pour moi, ma terreur, ma souffrance de "chez le pédiatre". Il y a dans cette salle une mère pour laquelle son bébé pleure car les mots de Brigitte la bouleversent, mais qu'elle, elle ne peut pas pleurer...

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05 décembre 2007

Je sais, je sais

C'est bientôt Noôôôyeëëël ! Hosanna ! Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Ben moi j'ai pas la volonté qui va bien en ce moment. Là.

Pardonnez moi mes frères zé soeurs parce que j'ai pas la pêche...

En ce moment les bons sentiments m'horripilent, les sourires béats me tapent sur les nerfs, et toute tentative de rendre la période agréable me semble mièvre et stupide.

les "fêtes" me donnent envie de gerber.

Je suis d'une humeur de rave.

Pardonnez moi, je ne suis pas de bonne compagnie. Je ne fais que passer sur les blogs, ne laisse plus que de rares commentaires, pardon. J'en perds même mon sens de l'humour.

Je sais pourquoi hein. Les tentatives téléphoniques et courrietesques  de mes parents dans la culpabilisation, la victimisation, le chantage se multiplient, c'est la bonne période, l'excellentissime prétexte qui tchue. Oh, toujours voilés, les dessous de la manipulation. Brouillardeux... Jamais énoncés clairement. En fait c'est comme la dentelle, ya plus de trous que de matos, mais ça se paie très cher !

(l'homamoi a jeté la dernière lettre en disant que c'était pas la peine que je la lise, et pour une fois, j'l'ai écouté, lol, chu pas allée la chercher dans la poubelle.)

En tête de classement, le "Ben nous, on devra attendre cet été pour avoir chaud" de ma mère, quand mon fils lui disait sa joie de partir bientôt (je le sais parce qu'il a pas compris ce qu'elle disait et l'a répété en lui demandant si c'était bien ce qu'elle avait dit, mdrrrr !). Suivi en queue de peloton par le "moi je vais de mieux en mieux, mais ta mère alors, elle en bave en ce moment, on lui a trouvé une autre vertèbre félée, elle a mal." de mon père à moi, qui, je vous rassure a été suivi d'un radical "ça se soigne bien ça de nos jours" de ma part.

Et comme ça ça règle le problème :  de toute façon si elle a si mal au dos, elle peut pas bouger. alors qu'est ce qu'elle en a à foutre d'un voyage en Martinique en ce moment, hein ? c'est pas à mourir de rire ça ? hein ? De la plainte débile et gratos, surtout qu'ils pourraient y aller s'ils voulaient, largement. Bon il se trouve que la plainte sans fondement et pour le plaisir de se plaindre, mon fiston, il la comprend même pas ! Je pouffe, permettez, sisi, je pouffe... (j'adore mes gosses !)

(Cependant j'admire ma mère, sisi : souffrir du dos pendant 30 ans sans rien faire pour se soigner vraiment, tin, elle a quand même sacrément de la constance (dans la connerie aussi, mais on va pas trop en rajouter). Surtout que l'ostéo porose, il me semble quand même qu'elle sait ce que c'est depuis longtemps.  Et avant la ménopause, c'était quoi, son mal au dos ? l'os est au pot aux roses ? De toute façon j'ai quasiment toujours vu ma mère avoir mal au dos à partir du moment où mon père n'a plus été dépressif, céti pas marrant ça...)
(nan c'est vrai, j'admire, j'ai tenu que 3 ans. Prête à passer sur le billard j'étais, malgré ma haine des blouses blanches. mais j'ai aucun mérite, je déteste avoir mal, et me plaindre sans arrêt (donc garder dans ma manche une bonne raison pour) ne fait pas partie de ma mallette du petit manipulateur du dimanche.)

Je vous passerai les "entre deux" des extrémités du classement.

Ah non, quand même, que je vous cause d'une connerie rigolatoire que mon père m'a sorti au tél il y a une ou deux semaine je sais plus (quand je vous le dis que c'est une période propice au harcèlement). Il parlait de ma mère (encore) et de son mal au dos (encore) (elle était dans le sien, de dos, d'ailleurs, ou pas loin, encore). Il me dit "comment t'as fait toi pour en sortir, de ton mal au dos ? ... (un court silence) Ah oui, t'as envoyé balader tout ce qui t'en mettait plein le dos. (avec un petit rire)" "ben t'as tout compris" j'ai répondu. Epi il est passé à autre chose... Comme quoi il est pas aussi aveugle qu'il veut bien se le laisser croire.  Groumpf !   

Enfin bref.                  

Je parlais de ma solitude d'enfant dans ma souffrance chez Nath. J'ai pas parlé de mon souci pour eux, de ma compassion pour leurs souffrances et comment ils l'ont utilisée jusqu'à ce que j'en puisse plus... Et maintenant ils voudraient que je leur tienne la main et les écoute d'une oreille attentive pendant qu'ils continuent à se plaindre, encore et toujours... Ben non. J'en suis simplement plus capable. Ya pas marqué "la poste" là... Ya eu, mais ya plus. Je me suis trop faite avoir, à donner sans arrêt pour tenter de recevoir ce qu'ils sont pas capables et n'ont jamais été capables de donner... C'est pas leur faute, je sais, mais c'est pas la mienne non plus.

Vivement qu'on se tire.

ça ira mieux après des vacances au soleil.

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05 septembre 2007

Documentaire sur le Japon.

Hier soir j'ai regardé la rediff du documentaire ci-dessous (résumé trouvé sur japon.org).

Résumé (très raccourci mais j'ai pas trouvé la vidéo) :

Voici des propos recueillis lors de l’émission « Baby Blues, Baby Dolls » diffusée en mars 2004 sur Arte. Un film réalisé par Cécile Denjean.
De moins en moins d’enfants naissent au Japon.
La grève des ventres fait la une des journaux et se traduit par un chiffre inquiétant. Le taux de fécondité, en chute libre, est un des plus bas de la planète. Donner la vie n’est plus une évidence mais un choix que beaucoup de femmes redoutent.

Comment vivent ces femmes qui hésitent à enfanter ?
Que se passe-t-il entre hommes et femmes pour que s’étiole le désir de se perpétuer ?

J’ai eu envie de comprendre comment une société moderne et sophistiquée peut dire « à quoi bon transmettre la vie ? »

A travers les témoignages de plusieurs femmes japonaises, nous allons essayer de comprendre cette situation.

Satoko, 37 ans, mariée, Productrice d’émissions télévisées, dit :

« C’est encore plus de responsabilités. Si j’avais un enfant, il faudrait que je l’élève. Je voudrais développer ma créativité mais cela implique de ne pas avoir d’enfant et je n’ai pas envie de perdre tout cela. Cette manière de parler peut paraître égoïste mais de plus en plus de femmes peuvent travailler et de plus en plus de femmes veulent s’occuper d’elles-mêmes plutôt que d’élever un enfant.

Au Japon, l’égalité hommes- femmes date de 1986.

Je n’ai pas le temps de penser à l’avenir, sauf celui le plus proche. Peut-être c’est une attitude passive par rapport au fait de faire demain un enfant.

A Tôkyô, personne ne planifie sa vie en ayant une vision globale sur le long terme. Depuis que la crise a éclaté, on ne fait que penser au lendemain. On est dans un monde qui ne croit plus en l’avenir.

Les hommes ont perdu confiance en eux, ils ont perdu cette force d’aller de l’avant. Le fait que les femmes ne veulent pas se marier et faire des enfants vient du fait que les hommes combatifs, avec qui elles voudraient se marier, se font de plus en plus rares ».

Pour Satoko, son chien est son enfant. « On est devenu identique avec mon mari ». Les couples « sexless » (sans relations sexuelles) constituent 15 % des couples mariés.

Ryo, 37 ans, le mari de Satoko, indique :

« Je ne me demande pas si je privilégie le travail ou l’enfant. C’est l’affaire de la femme. Si on avait un enfant, je voudrais que ma femme s’en occupe à 100 %. Et comme en ce moment elle ne pourrait pas s’en occuper à 100 %, ça m’inquiète. Pour moi, un enfant ne changerait rien, mais pour ma femme, ce serait terrible. Elle se demande pourquoi elle s’est mariée.

Le malaise de Satoko reflète peut-être le désarroi du Japon après 2 faillites historiques : la capitulation de 1945 et l’éclatement de la bulle économique et financière en 1990. Les hommes ont perdu 2 attributs de leur virilité d’autrefois : le pouvoir militaire et économique ».

Makoto, 34 ans, Geisha à Gyon, pense :

« La vie de Geisha est plus importante que le mariage. Aucune de mes histoires d’amour n’est jamais arrivée au stade où je pense au mariage. Je mets la priorité sur ce que je veux faire donc ça finit toujours par une séparation à un moment donné.
Pour ce qui est de l’amour, je crois que je suis égoïste. L’amour c’est ce que je place en dernière position. En regardant mes parents, je me suis dit que je ne voulais pas me marier. Ma mère aurait aimé faire d’autres choses, je me suis dit - moi je le ferai -.

Les femmes d’aujourd’hui ont été gâtées par leurs parents et ont fait les mêmes études que les garçons de leur âge. Elles accèdent aux mêmes emplois que les hommes quand elles ont leur premier enfant. Quand le schéma traditionnel revient, la parité s’écroule.

Yumi, 47 ans, divorcée, Biologiste, 2 enfants, témoigne :

« Ce qui m’est resté en travers de la gorge c’est que je pensais qu’une femme qui avait donné naissance à un bébé pouvait reprendre son travail après.

Mais quand je suis retournée dans ma société, mon Chef de Service m’a dit qu’il n’y avait plus de bureau pour moi. Je lui ai répondu que je pourrais travailler sans bureau mais il m’a dit qu’il ne s’agissait pas de ça, qu’en fait je n’avais plus de travail.

De toutes les choses que j’ai enduré dans ma vie, c’est peut-être ça qui m’a le plus révoltée.

Pourquoi j’ai divorcé ? Mon mari ne prenait aucune part de responsabilités, il n’était pas en face de la réalité, il ne me voyait que dans mon rôle d’épouse. Il est devenu un obstacle dans ce que je faisais pour vivre bien et j’ai compris que je n’avais plus besoin de lui.

Le Japon est une société féodale : on doit tous être ensemble, chacun doit faire en fonction des autres. La peur de se retrouvé isolé empêche les gens d’agir ».

Junko, 41 ans, mère au foyer, un enfant, révèle :

« J’ai eu peur de vivre seule et j’ai choisi mon mari entre 50 candidats. En 2 ans : j’ai eu un mari et un enfant qui ont bouleversé ma vie.

Je faisais un travail avec des heures supplémentaires fréquentes. Je rentrais vers 11 heures du soir. Préparer les repas, m’occuper de mon mari et d’un enfant étaient totalement infaisables, alors j’ai démissionné.

Les six premiers mois après la naissance de ma fille, je n’avais personne à qui parler. Nous étions toujours en tête à tête et j’avais l’impression que nous vivions toutes les deux dans un autre monde.

Je voulais que ma fille s’arrête de pleurer mais elle ne s’arrêtait pas. Je me disais : je n’ai qu’à la jeter par terre ou lui mettre une serviette dans la bouche. J’ai réellement eu envie de ce type de chose plusieurs fois. J’avais l’angoisse de tuer mon propre enfant. Je n’étais plus normale. Le soir, quand mon mari rentrait, je pensais : ouf, encore une journée de passée. Un jour, je me suis dit : je ne veux plus d’un enfant comme celui-là, je n’en n’ai plus besoin.

Je n’ai pas réussi à en parler, j’ai tout gardé pour moi et c’était pire. Il faut être une bonne mère et si l’on sort de ce cadre prédéfini, on est éliminé en tant que mère. On nous colle cette image sur le dos. Voilà en gros l’ambiance générale, voilà pourquoi on a peur.

Il n’existe pas d’endroit où je ne suis ni épouse, ni mère avec mon identité propre, pas d’activité évaluée dans laquelle je suis une valeur ».

Toshié, 85 ans, 7 enfants, rescapée des bombardements d’Okinawa en 1945 (à Okinawa, 1 personne sur 4 est décédée lors de la guerre), mentionne :

« J’ai été heureuse d’être mère. Après la guerre, la politique nataliste avait le slogan suivant : ‘‘multipliez-vous’’. On a fait plein d’enfants. Maintenant, il y a la baisse de la natalité. Les femmes ne veulent plus avoir d’enfants et si cela continue, ce sera la fin de notre société.

C’est un inconvénient de la richesse. Maintenant, avec la prospérité, il y a une profusion des choses. Comme ils n’ont plus besoin de rien, les hommes ne prennent plus la vie à bras le corps. Les hommes manquent du désir de vivre ».

Atsuko, 18 ans, explique :

« Avant, les femmes écoutaient docilement les hommes. Maintenant, les femmes travaillent et il ne reste que les jeunes femmes pour jouer le rôle de la femme docile. Elles prennent l’argent, les cadeaux des hommes mais elles ne sont pas dupes. Les adultes les chérissent et les mettent à leurs pieds ».

Aili, 17 ans, souligne :

« Au Japon, les hommes marchent 3 pas devant la femme. A l’étranger, les hommes et les femmes marchent à égalité.
Au Japon, les hommes se la jouent mais ils n’assurent pas un caramel ».

Momochi, 38 ans, Dessinatrice de mangas, signale :

« Enjo kosai » caractérise le commerce fétichiste des adolescentes. Cela se traduit par une relation mutuelle d’assistance subventionnée.

Les mangas et les feuilletons à la mode ne parlent que de cela. Les parents ne sont plus des personnes que les adolescents veulent respecter. Moi, j’ai peur qu’en me mariant, on me vole la vie amusante que j’ai ».

Si la tendance démographique n’évolue pas, il n’y aura plus de Japonais dans 200 ans.

Echec de la famille et du couple ? Les jeunes Japonaises exigent le confort d’une société qui n’a plus les moyens de garantir l’abondance par le rêve alors elles sont pragmatiques.

Le fossé se creuse entre maris et femmes. Les hommes cherchent la compagnie des adolescentes. C’est rassurant pour eux et facile pour elles, moins affirmées et plus jeunes qu’eux.

Ce qui m'a frappée, c'est la tristesse de tous ces gens. J'avais l'impression qu'ils étaient "morts". Ils passent leur temps à travailler, puis à dormir et fantasmer (et consommer) le week end. Je ne sais pas trop bien sûr ce qu'il y a à prendre et à laisser dans cette émission, mais j'arrêtais pas de dire à l'homamoi "où sont l'amour et la tendresse dans tout ça ?". Au sein même des couples il n'y a pas de dialogues. Rien. Que dalle. Je parlais hier de comment, plus jeune, je "consommais" les autres, avant que je finisse par m'apercevoir que l'autre n'est pas un objet, ni un produit. On dirait que ces japonais (ceux du reportage) ne sont pas sortis de cet état d'esprit. Ils "consomment". Tout. Cassandre, toi qui a vu d'un peu plus près, tu en penses quoi ?

Dans le résumé, comme par hasard, il manque des témoignages, qui sont vers la fin, de jeunes filles, dont l'une s'habillait en "bébé". La première disait "dans les films européens, les gens se disent "je t'aime" avant de s'endormir. ça me fait pleurer. personne ne m'a jamais dit ça." Et une autre, toute jeune, qui servait de modèle pour des photos érotiques, disait que ceux qui la prennent en photo lui trouvent "une valeur et sont gentils avec elle et qu'elle leur en était reconnaissante parce que jusque là elle avait l'impression de n'en avoir aucune". Elle disait ça en pleurant. Forcément si la seule valeur qu'on lui trouve est "marchande", ya pas vraiment de quoi etre si heureuse ni si reconnaissante que ça.

Et la dernière, celle habillée en bébé, disait "je voudrais que quelqu'un m'aime quoi que je fasse, sans conditions. Je voudrais ne plus me sentir seule."

Pas d'amour. Et quand on n'en a pas reçu, on ne peut pas en donner. Ni en recevoir. Pas sans un travail acharné et approfondi, et douloureux. Il est là le drame. D'autant qu'il me semble que leur culture, entièrement bâtie sur des relations de pouvoir, le sacrifice de la vie personnelle au bénéfice de la communauté, ne permet pas beaucoup la remise en question de quoi que ce soit... Ce n'est pas parce que les filles ont été gâtées qu'il y a des problèmes. C'est parce que le matériel remplace l'affectif. Mais on préfère mettre les problèmes là où ils ne sont pas, pour ne pas voir là où ils sont vraiment.
Et ne pas avoir à poser les actes qui s'imposent pour changer ce qui va pas.

Posté par Tatooa à 09:13 - Moins rikolo... - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2007

Ya des trucs que je comprends pas...

Pourquoi les gens sont-il si « envahissants » ? J’aime bien passer une journée avec des amis, voire plusieurs journées d’affilée, mais ne pas pouvoir avoir mon intimité, ne pas pouvoir m’isoler, avoir mon propre appart ou ma propre chambre m’est tout bonnement impossible.

L’homamoi et ma fillote sont allés faire une rando avec des amis parisiens. On avait déjà passé une journée avec eux la semaine dernière. Ils voulaient qu’on y dorme, comme à chaque fois, et comme à chaque fois on a refusé…

Pour la rando cette semaine, outre le fait que je suis pas attirée du tout par le camping sauvage et marcher comme un forçat avec 30kgs minimum sur le dos, j’ai en plus horreur de ces journées les « uns sur les autres » où on n’a pas vraiment d’autre choix que de suivre sans pouvoir être libre de ses mouvements ou de ses envies !

En rentrant, l’homamoi a constaté qu’en fait, ces gens ont besoin d’avoir du monde autour parce qu’ils ne se supportent pas dans le petit cadre familial « parents-enfants », et qu’ils ont besoin de gens pour « diluer » les tensions. Du coup, ils passent leurs vacances à chercher des personnes extérieures avec qui passer leurs journées, c’est hallucinant. La mère est assez « m’as-tu vu » matérialiste, le père est un faux calme (violence rentrée en présence d’étrangers), et les enfants dépressifs.
Il font une thérapie familiale mais j’ai l’impression que ça sert à que dalle. De toute façon quand on passe ses vacances dans l’appart luxueux de papa, hein, il faut bien qu’on le « paye » d’une façon ou d’une autre.

Moi quand j’entends « ouai j’ai hai mon père mais maintenant je lui ai pardonné, et ma mère a beaucoup changé » alors qu’en fait ya qu’une histoire de fric derrière tout ça, je me dis que l’héritage c’est le meilleur moyen que l’être humain a trouvé pour faire marcher ses propres enfants sur leurs propres têtes. Compromission, humiliation et déni des parents vis-à-vis de leurs parents et de leurs souffrances d’enfance, et voilà deux gamins de 10 et 14 ans avec tentatives de suicide pour les deux. Youpi.

Leur gamine a commencé à demander quand elle viendrait passer une semaine chez nous...? En fait leurs enfants sont contents de partir de chez eux, alors que les nôtres ont toutes les peines du monde à s’en décoller. Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien, mais vraiment, on fonctionne pas pareil.

Apparemment leur fils a une vision assez lucide de sa famille, et est bien trop sensible. Il ne ressemble pas à ses parents, malheureusement pour lui. Sa vie est un enfer depuis longtemps et il le leur rend bien, maintenant. Il a dit à l’homamoi « de toute façon mes parents rien n’est jamais leur faute, c’est sur nous que ça retombe, et comme ma sœur leur ressemble de plus en plus, ben c’est moi qui en prend plein la gueule. »

Je sais bien que je peux pas « sauver » tout le monde, mais ce gamin me fend le cœur. On l’a vu pleurer l’autre jour après une engueulade avec son père. A presque 15 ans, c’est difficile pour un garçon, il essayait de se retenir. Bref, j’aime bien ces gens, mais bon, c’est pas vraiment le genre d’amis que je recherche aujourd’hui.
Et comme nous passons nos vacances de Noel dans la même île mais qu’ils arrivent après nous, ils ont commencé à dire « dès qu’on arrive on vous envoie un sms ». Certes. Seulement nous on n’a pas l’intention d’être toutes nos vacances collés avec eux. On en vient à être obligés de mettre le hola.
J’avoue ne pas trop comprendre ce que ces gens font dans notre vie.
A moins que ce ne soit pour leurs enfants ? Mais pourquoi comment, ya un truc qui m’échappe…

Posté par Tatooa à 10:59 - Moins rikolo... - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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