20 octobre 2009
Transparente.
J'ai fondu comme neige
Au soleil
J'ai disparu dans l'ombre
De la nuit.
Perdue comme dans une tombe...
Je suis comme une étoile éteinte, qui est là.
Je vis malgré l'orage, comme un soleil qu'on voile
Je me suis enterrée, j'ai porté ma burka
J'étais là malgré tout, mais frêle, et si pâle.
(Vieille chose de 2001)
15 octobre 2009
Un et deux...
Un oeil.
Puis deux.
Un pied.
Puis deux.
Un pas.
Puis deux.
Un regard.
Puis deux.
Un coeur.
Puis deux.
Un soupir.
Puis deux.
Un rire.
Puis deux.
Un adieu.
Puis...
(Octobre 2009)(pi Droufn, on se TAIT !, je t'ai à l'oeil ! le UN ! mdr !)
09 mai 2008
Hopla
Un chti acrostiche écrit pour un AT et refusé, bien sûr... C'est l'inverse qui eût été étonnant. Arf !
Fatale.
Assise au bord du monde
Silencieuse, elle rêve les yeux ouverts
Souveraine élégiaque et féconde
Idéale et imaginaire
Sibylle
Absolue
Universelle
Beauté froide sans nom,
Odalisque au front haut, aux yeux clairs,
Riant gaiement de nos démons
Distille la peur dans nos chairs,
Dicte sa loi
Une seule fois
Merveilleuse et tentante
Outrepassant ses droits
Nue, elle attire nos âmes démentes
Défie d’un regard nos esprits et nos choix
Et nous prend dans ses bras, vaincus : La Mort.
01 février 2008
Couleurs.
Il est parti.
L'oeil noir de khôl
se croyait mystérieux
Et froid,
N'est que cerné.
Ton image embuée
Trouble tes pensées.
La main sur le miroir
Froid.
Ton regard
Bleu
Perce et casse
Ta carapace.
Une larme le long du nez
Une lame au long du poignet.
Tu es morte,
Assise sur la cuvette
Des toilettes.
Ton corps
Froid.
Tes yeux
Noirs et bleus.
Ton sang...
Rouge
Sur le carrelage
Blanc.
03 décembre 2007
Elégie au silence
Elle git au silence...
ben oui c'est tout. Des remarques ?!
Meuh non c'est pas une arnaque...
Une vraie farçeuse quand je m'y mets !
Bon d'accord, si vraiment vous insistez, je vous mets un petit quelque chose à lire, un extrait de Chagrin d'école, encore, et voui :
"Il existe cinq sortes d'enfants sur notre planète, aujourd'hui : l'enfant client chez nous, l'enfant producteur sous d'autres cieux, ailleurs l'enfant soldat, l'enfant prostitué, et sur les panneaux incurvés du métro, l'enfant mourant dont l'image, périodiquement, penche sur notre lassitude le regard de la faim et de l'abandon.
Ce sont des enfants, tous les cinq.
Instrumentalisés, tous les cinq."
Paf.
30 octobre 2007
désir-lusions
Il serait des chemins plus doux que d'autres. Des mains plus tendres que d'autres.
Des soupirs à fendre le cuir du sac de sable du marchand.
Endors-moi à vie. A mort.
Knock-Out pour les bons comptes, ils font les meilleurs ennemis.
Il serait des chemins plus ardus que d'autres, des mains plus tendues que d'autres.
Des soupirs ravalés déchirants, déchirant la béance de l'intérieur.
Les vies-serrées des corps encore,
Croque-mort pour qui les dompte, sans incarner les cris omis.
Quel que soit mon désir, tue le pour de bon et n'en dis rien, surtout.
Aie un peu le courage de ta lâcheté éclectique.
N'ouvre ta bouche que sur le vide de l'absence tu as toujours été, dans le fond.
C'est moi qui t'aie inventé présence. Trop de rien m'aurait tuée.
J'aime la vie.
Il valait mieux désirs-lusions tardives que décès prématuré.
23 octobre 2007
Je suis la fille de nulle part
Je suis la fille de nulle part, celle qui n'a aucune place, celle qui ne vient ni ne va.
Immobile aux six lances de marbre, je marche comme on creuse sa tombe.
Point d'horizon vers où me diriger, point de longue route droite où filer vers là bas,
Murs de verre dans un avenir d'ombre, épinglée là par une force sombre,
Que je ne vois ni n'entend, mais elle pèse sur mes épaules, posée là
Comme un corbeau aux ailes funèbres et à l'oeil noir de linceul morbide.
Rien ne sert de courir sur place; M'allonger sur la terre acide. Attendre.
Je pleure dans le mouchoir de mes espoirs perdus, dernier pré carré de mes armes rendues.
Ici je mourrai. Ici j'ai vécu.
je précise pour ceux et celles qui s'inquièteraient que je vais plutôt bien. J'ai juste décidé de laisser sortir ce qui vient quand ça vient, paf, que ce soit affreux comme "Georges", ou triste comme ce "poème"(qui tient plus de la prose c'est vrai), et ce sans plus réfléchir ou me dire "c'est nul, ça tient pas la route, c'est n'importe quoi, arrête tes figures de style idiotes" Etc... (j'en passe et des meilleures). Je me suis beaucoup auto-censurée ces derniers mois, et là j'ai décidé d'arrêter. Quitte à remanier ce que j'écris de nombreuses fois, tant pis.
Et j'ai enlevé ce que j'avais écrit là... Parce que ça détournait l'attention de l'essentiel...
24 septembre 2007
Le poète.
"Dormez bonnes gens,
Il est minuit et tout va bien !",
crie l'homme au chapeau melon.
Et les gens se réveillent,
Sonnent les cloches au crieur.
Il va se taper la cloche au claque.
Au claque il perd son chapeau, et
Il ne perd pas que ça.
Sa tête à claques aussi !
Peau lisse de la demoiselle en détresse,
Blondes ses tresses tissent leur filet.
Au bout de la ligne son coeur frétille,
Il n'y a pas que son coeur d'ailleurs.
OH !
L'abonné au temps présent est absent :
Fuite en avant.
Retrouvera-t-il son chapeau étique ?
Le public :
On s'en fouuuuuut ! Nous ce qu'on veut
C'est du sexe, du sexe, du sexe !!!
o_Ô
13 septembre 2007
La complainte de Pénélope.
Aujourd'hui, pour changer, une vieillerie...
27/10/03
Sais-tu les nuits d'hiver, à errer dans le noir,
En attendant demain un matin puis un soir ?
Sais-tu les longs silences regardant si loin,
En attendant toujours la douceur de ta main ?
Sais-tu la solitude qui m'étreint tout le jour,
En attendant ici le départ des vautours ?
Sait-tu mon cri muet d'angoisse et de douleur ?
De te savoir au loin, souffrant ou mort, j'ai peur !
Je marche, déambule et je tisse ce drap,
Je suis emprisonnée dans ma propre maison.
Je guette cette voile au loin qui ne vient pas.
Je vais perdre l'espoir, je n'ai plus de raison
D'attendre encore ce soir, tu ne reviendras pas.
Comment alors chasser de chez moi ces démons ?
Epi pask'elle a mis en ligne récemment une réflexion sur l'abandon (qui cadre assez bien avec ce poème), pour ceux que ça intéresse, allez-y donc voir un nouveau blog plein de choses intéressantes et justes, çui d'une femme d'or et de coeur (pour de vrai), Cricri.
03 mai 2007
La Fée Folie
La fée Folie s’est penchée
Dans la rivière est tombée.
Quatre tiges en ont poussé
Quatre jolies tiges argentées.
Quentin les a ramassées.
Quand ensemble il les a tressées
De quatre fils d’or enlacées,
Surgit du néant la fée,
D’or et d’argent entravée.
Ebloui par sa beauté
Quentin resta stupéfait.
Il est tombé à ses pieds
Lui a réclamé un baiser.
Mal lui en prit, infortuné,
Baiser lui fût accordé
Mais l’or et l’argent délivrés
Firent de lui leur prisonnier.
D’un regard de fée étoilé
Quentin amoureux fût piégé.
Tendant ses lèvres à Folie la fée
Il y fut tout entier immergé
Et n'en ressortit jamais.
Il erre depuis, condamné
à perpétuité
aux jeux fous et enflammés
de Folie sa fée...
Copyright moa. Du 30 Avril 2007.
