Le chef d'oeuvre inconnu
Balzac

71Mc6ZB5QyL

Edition : Le livre de poche 
Nombre de pages : 64

Résumé : A Paris, au début du xviie siècle, trois peintres devisent de leur art. L'un est un jeune inconnu, promis à la gloire : Nicolas Poussin. Le deuxième, Franz Porbus, portraitiste officiel de feu le roi Henri IV, est, lui, dans la plénitude de son talent et au faîte de la renommée. Le troisième, maître Frenhofer, personnage plein de mystère qui a côtoyé les plus grands maîtres et assimilé leurs leçons, met la dernière main dans le plus grand secret à un bien mystérieux «chef-d'oeuvre». Il faudra que Gillette, la compagne de Poussin, en qui Frenhofer espère trouver le modèle idéal cherché en vain depuis des années, soit admise dans l'atelier du peintre pour que, y pénétrant derrière elle, Porbus et Poussin découvrent le tableau dont Frenhofer gardait jalousement le secret. Et cette découverte les plongera dans la stupéfaction.Ce «conte fantastique» à la manière d'Hoffmann est aussi une méditation sur le pouvoir de l'esprit dans le domaine de l'art. Il prend naturellement sa place parmi les Etudes philosophiques de La Comédie humaine.


Mon avis : 
Ah ! J'avoue, ça faisait des lustres que je n'avais pas lu de Balzac. Bien que j'en ai plutôt apprécié la lecture "obligatoire" de lycée, c'était "le père Goriot" je m'en souviens encore. Oui oui quand j'étais ado j'ai aimé Balzac 
Bon j'aimais Victor Hugo aussi. Sauf que j'ai continué à en lire, lui, car avec ses poésies il était un peu "abordable". 

Mais ça c'était avant. Vive les liseuses, et vive les éditions de nouvelles "indépendantes". 
ça permet de découvrir des pépites... 

Celle-là, je l'ai adorée. Vous le savez (pour mes amis. Et ou pas pour les autres, lol), j'ai repris le dessin depuis 2 ans. (Après un arrêt total pendant toute ma vie d'adulte). Enfin en ce moment je "sèche" un peu, je ne fais que des esquisses et des croquis, je me cherche un brin, mais c'est une autre histoire... 

Alors toutes ces questions sur l'art, sur le dessin, sur la beauté, ces réflexions, ça m'a beaucoup, beaucoup parlé. Car une de mes préoccupations principales, sur un dessin "définitif", c'est de savoir quand m'arrêter de retoucher, de reprendre, de perfectionner. Et que c'est difficile ! 

Je me suis retrouvée dans cette magnifique nouvelle, qui ne parlera peut-être pas autant à un "non-artiste". Mais je pense que poète, écrivain, dessinateur, enfin, quiconque essaie de créer de belles choses, y récoltera quelque "identification" évidente ! 

Pour ma part, c'est juste un magnifique moment de lecture ! (presque trop court, ah ben mince alors, j'aurais jamais cru dire ça de ce cher Balzac ! Mdrrrrr !)