Nous rêvions juste de liberté

Henri Loevenbruck


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Edition : J'ai Lu - Librio
Nombre de pages : 384
Date de sortie : 29 Mars 2017

Résumé : «Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'amitié en même temps que le récit d'une aventure. Avec ce livre d'un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Prologue : De Loevenbruck, j'avais déjà lu pas mal de bouquins. Coup de coeur pour son "apothicaire", un formidable roman historico-fantastique, ses thrillers/aventure d'Ari, le rasoir d'Ockham etc. Bref, j'aime beaucoup ce qu'il écrit, même si j'avais moins accroché à sa série jeunesse "la Moïra". 
Ce livre, ça faisait plus d'un an que je l'avais dans ma "PAL" (Pile à lire). Il faut être dans le bon "mood" pour le lire... Mais surtout, il faut le lire. Et je ne parle pas que des ni qu'aux motards... 
La prochaine sortie en poche fait que vous n'aurez AUCUNE excuse pour ne pas l'avoir dans votre bibliothèque ! Voilà... Après, mon avis n'est que mon avis, que j'ai écrit d'abord pour Babelio, et qui vient dont après plus d'une centaine d'autres avis. Donc je ne parle pas tellement du livre; et si vous voulez ça, allez donc faire un tour sur Babelio, c'est un très bon site. Non, dans mon avis, je parle  juste de mon ressenti, de ce à quoi m'a renvoyé ce formidable bouquin !


Mon avis : Un bouquin écrit avec les tripes, et qui parle aux tripes... 

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J'ai beaucoup pleuré à la fin. Je n'ai pas grand chose à dire, avec plus de 100 avis tout a déjà été dit sans doute, je ne les ai pas tous lus... 
Si ce n'est que peut-être, je suis contente d'avoir été une ado soumise et timide, et de n'être devenue "rebelle" que sur le très tard... Sinon je ne serais sans doute plus là pour en parler, vu que Bohem, bah, c'est tous ceux qui ne supportent pas l'hypocrisie, la lâcheté, la bassesse, la minablerie humaine, les "homines crevarices" sans conscience, comme dit Alfaric (fussent-ils de sa propre famille)... J'en suis...

Et aussi qu'il y a des choses dans ce bouquin qu'on ne peut ressentir à sa lecture que quand on pilote sa propre bécane... Je le sais car j'ai longtemps été sds (= sac de sable = passagère), et hier, sur ma bécane (qui est quand même une bécane "d'homme", qui chante rauque, qui vibre, qui vit, qui demande un brin de violence et de poigne pour être "domptée"...), je me disais justement que cette sensation grisante, si on n'a jamais piloté, on peut pas savoir ce que c'est... 

"On roulait comme on respirait : pour pas mourir..."

j'avais 41 ans et j'étais en train de mourir quand un jour mon homme a ramené une bécane à la maison et que d'un coup je me suis rappelé que mon rêve quand j'étais ado, c'était de devenir une motarde, tatouée, libre... Les tatoos, c'était fait, j'ai décidé de passer le permis. Mais ce n'est pas lui qui a fait de moi une motarde, c'est mon homme et les heures d'entraînement sur parking (et sur route mais faut pas le dire fort...) qu'on a fait tous les deux, car c'est pas le permis qui apprend à "maîtriser la bête", mais une pratique intense et assidue... Et je suis à nouveau vivante... Alors je sais de quoi Bohem (qui est beaucoup trop gentil) il cause... 
Voilà. C'est tout.

Ma note : 40/20