Le Bossu

Paul Féval

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Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 698
Date : Novembre 1997

Résumé : En 1699, dans la vallée du Louron. Le vieux marquis de Caylus, qui fut jadis courtisan à la cour de Louis XIV, vit dans son château avec sa fille Aurore, qu'il destine au puissant Philippe de Gonzague, cousin de Philippe d'Orléans et de Philippe de Nevers. C'est pourtant avec ce dernier qu'Aurore s'est mariée clandestinement et a eu une fille prénommée Aurore. Philippe de Gonzague est l'invité du marquis depuis plusieurs jours et trame, avec l'aide de son fidèle Peyrolles, un complot contre son cousin Nevers. Décidé à l'assassiner, pour s'accaparer sa femme et sa fortune, il a fait recruter une poignée de fines lames et fait porter un mot à son cousin pour l'attirer au château de Caylus.

Genre : Classique de capes et d'épées

Mon avis  : 

Ouah ! 
Vous le savez (ou pas), j'ai une petite faiblesse pour Dumas. Et dans Dumas, pour "Les trois mousquetaires". (Et oui mon Didi, je ne lis pas que de la fantasy !)  ;-)
Et bien c'est que je ne connaissais pas Féval. Car je dois avouer que là, Dumas trouve presque son maître. 
Dans un style impeccable, on a ici un roman de capes et d'épées de grande envergure, sans oublier la satire aux petits oignons de la noblesse, le taillage de croupière au Régent, l'air de rien, et une jolie peinture du système des "agios" et des "actions", précurseurs de notre système boursier et tout aussi débile, que ces nobles s'arrachent à grand coup d'or comptant, et qui finissent sur une rumeur ruinés et désolés (voire suicidés)... 

Quel bonheur de lecture ! Outre que les descriptions ne sont pas (trop) longues ni pénibles, les personnages hauts en couleur sont légions et les dialogues étonnants de modernité, sont très nombreux. C'est donc à travers un récit ultra-vivant et très amusant, ne serait-ce que quand on croise (souvent !) le chemin de Cocardasse et Passepoil, qui m'ont bien fait rigoler (Cocardasse usant d'expressions gasconnes que j'entends ici à chaque fois que je sors ! Ben si ! Comme quoi ! Encore que c'est pas "capédédiou", que j'entends, mais "coquididiou", ce qui va de paire avec son "lou couquin"! Bref, j'y étais, j'y fus, j'y suis !!!), qu'on suit les aventures de Lagardère, et surtout du Bossu.

Si je me suis un peu ennuyée sur la lecture du journal et de l'enfance d'Aurore, sur "la fille du Mississipi", si le dénouement est un brin "too much happy end", si "la princesse de Gonzague" m'a carrément gonflée (il en faut, il en faut...) la lecture de ce bouquin n'aura été qu'un énorme moment de divertissement jouissif ! 
L'ancêtre de mes romans préférés maintenant (la Fantasy, dont Gemmell) leur tient la dragée haute et ne démérite à aucun moment, c'est juste grandiose. Je lirai d'autres bouquins de Paul Féval, ça c'est sûr. Je ne suis pas sûre d'en trouver d'autre aussi bien, mais je tenterai !

 Lu en Mars 2016.

Ma note : 9/10