Une enfant présente divers symptômes depuis toute petite. Vers 3/4 ans (je ne sais plus exactement), pendant plusieurs mois, souci pour aller à la selle (elle ne veut pas, dit que ça lui fait mal, se retient pendant des semaines entières). Bras cassé 3 fois avant ses 6 ans. Enurésie jusqu'à presque 8 ans. Difficultés d'apprentissage, hyperactivité.
L'énurésie s'arrêtant, elle commence à faire de la trichotillomanie (elle s'arrache les cheveux), en quelques mois elle a des plaques de cuir chevelu sans cheveux, aujourd'hui, alors qu'il n'y avait rien en Février quand nous l'avons vue.

Même mes parents, qui sont pourtant pas des foudres de guerre en matière d'observation de souffrance des enfants, s'inquiètent, maintenant.

Cette enfant, c'est ma nièce, fille aînée de mon frère.

Il y a 3 ans déjà, j'ai tenté d'alerter mon frère sur les souffrances de sa fille. Je me suis fait engueuler et renvoyer dans mes 22, au prétexte que je "n'y suis pas et ne vois rien". 

Je viens de renvoyer un mail incendiaire à mon frère en lui demandant s'il attend une tentative de suicide de sa fille pour enfin ouvrir ses putains d'yeux de lâche aveugle et sourd. 

Tout en sachant qu'il ne fera rien à part être juste en colère contre moi. J'ai une famille de tarés sans coeur ni empathie, prêts à sacrifier leurs enfants sur l'autel de leur petit confort, à se demander même si ça leur fait pas plaisir de voir leurs gamins souffrir, vu qu'aucun des symptomes que j'ai cités précédemment ne les a amenés à consulter pour la gamine... Si mes parents, de façon assez inattendue, semblent changer un peu et ouvrir les yeux (tard mais bon, et ils se tournent vers moi ??? oO mais bon aussi...), mon frère, lui, est totalement perdu pour la cause des enfants. Mais que faire ? 

Je me sens impuissante, je le suis, en fait, et ils me désespèrent. Mes parents ne peuvent pas faire grand chose non plus, je pense, au risque de ne plus jamais voir la petite, et ça ce n'est pas envisageable, puisque finalement ils sont les seuls à l'aimer sans condition, et cela il faut que ça reste comme c'est.

Un ami psy s'étonne que personne ne signale le cas. Mais la seule chose visible, maintenant, ce sont les cheveux. Jusque là, les symptomes n'étaient connus que de la "famille" proche. Dont une tante soit disant psy. Mais non, personne ne signale le cas. Rogne et désespoir en ce qui me concerne...

En attendant demain et mon appel au 119 (ouai, j'ai pas osé ya 3 ans, mais là, c'est décidé), je me saoule et je pleure. Ya des jours où c'est nécessaire...