Ravens, tome 1 : Aubemort

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Ravens, avec moi !!!

J'ai adoré, c'est un nouveau coup de cœur.  

Et ce malgré des débuts effectivement très difficiles. Pendant les 100 premières pages, entre la complexité des relations entre collèges, nobles, association marchande, la multiplication des personnages, j'étais paumée ! Ajouté à ça la mort de plein de personnages a priori principaux, et j'étais dégoûtée. Ajouté à ça l'impression d'être dans un jeu de rôle (Wow pour ne pas le citer), avec le mana, les noms de sorts un peu risibles, et ça faisait beaucoup. J'ai failli lâcher en route, moi aussi, j'avoue.

Quelle ERREUR c'eût été ! J'ai fini par à peu près arriver à remettre tout le monde à sa place, à force. Finalement les explications sur la magie, au fil des pages, deviennent intéressantes (j'ai compris que l'union de deux mages donnaient des enfants aux pouvoirs plus importants).

C'est vraiment bien écrit et bien traduit. Les scènes sont visuelles et vivantes, on s'y croirait !

Les personnages évoluent (forcément, ceux qui restent vivants se posent pas mal de questions avec tous ces morts). C'est bourrin et bourré d'action, certes, mais j'ai trouvé que les personnages étaient finement décrits selon leurs personnalités.
Prenons Denser : voilà un personnage qui apparaît fort antipathique au début. Au fur et à mesure que le livre avance, on en apprend bien plus sur lui, sa relation à son familier, et j'ai trouvé tout à fait logique sa façon d'en dévoiler le moins possible aux Ravens au départ, pour finalement leur dire petit à petit le fin mot de l'histoire d'Aubemort. D'antipathique au possible (et terrifiant son familier), voilà qu'au fil des pages, il devient plus abordable, plus sympathique et plus "moral" que bien de ses acolytes Xetesk.

Les personnages secondaires donnent pour la plupart envie de leur donner des claques tellement ils sont bêtes et de courte vue, donc il est vrai que c'est un peu caricatural. Il y a les méchants méchants, les très bons, et les imbéciles.
Il n'empêche que ça fonctionne de façon impeccable.

A partir de la page 500, je n'ai plus pu le lâcher. La bataille ÉPIQUE et époustouflante de la fin m'a carrément soufflée. J'étais avec eux, j'y étais je vous dis !, avec mon épée (oui, je suis plus guerrier "je fonce dans le tas" que mage, dans wow, arf !). Je n'aurais pas du la lire hier soir parce qu'il m'a fallu une bonne heure et demi pour arriver à sortir du livre et m'endormir, mais je ne pouvais pas lâcher, je ne POUVAIS PAS !

Ravens, avec moi !!!

Un coup de cœur malgré mes difficultés au début. La fin rattrape tout.