Je vous donne un lien. C'est la vidéo d'une conférence de la "supportrice" de langue française d'Alice Miller.

C'est un peu long, puisqu'elle y est dans son intégralité, mais fort intéressant pour ceux qui ont la flemme de lire les bouquins d'Alice...

http://www.alice-miller.com/video_fr.php

J'ai fait à ma fille tout ou presque de ce qu'elle décrit sur "comment on apprend l'obéissance aux bébés". à part taper à tort et à travers pour tout et n'importe quoi, ça je l'ai pas fait. nan, je hurlais à la place. Achement intelligent...

J'ai réalisé, comme elle dit, que je ne voulais pas que mes enfants me craignent, que le respect par la crainte, n'était pas ce que je voulais, n'était pas de l'amour, ni de moi vers eux, et par conséquent, que l'amour d'eux vers moi n'était pas possible, ou bien perverti... Ma fille avait 6 ans quand je l'ai réalisé et je crois qu'il était plus que temps. Plus c'est tardif, plus c'est difficile à rattraper... J'ai quand même fait des dégâts, bien sûr, et ils auront à se dépatouiller avec ça. Je leur dirai toute la vérité et en ai déjà parlé quand on avait des problèmes. Mais ils traîneront toute leur vie mon baby blues (pour ma fille), ma violence, ma froideur de leur petite enfance. Je le regrette mais je n'y peux rien de plus que ce que j'ai fait, c'est à dire en prendre conscience et changer les choses en moi et envers eux. Et admettre la vérité.

Ce serait bien de répandre que la violence des parents, même inconsciente, même sans "gestes", fait la future violence de leurs enfants devenus ados, puis adultes...

Avoir le courage d'admettre la vérité... N'est ce pas cela être fort, être juste ? Admettre qu'on sait pas aimer parce qu'on l'a pas appris ?

Non ?

Si vous écoutez, vous entendrez un bébé qui pleure tout le long du début de la conférence... J'ai connu ce genre de pleurs chez ma fille. Quand je l'ai amenée, la seule et unique fois, chez la pédiatre, j'en ai déjà parlé. Elle pleurait pour moi, ma terreur, ma souffrance de "chez le pédiatre". Il y a dans cette salle une mère pour laquelle son bébé pleure car les mots de Brigitte la bouleversent, mais qu'elle, elle ne peut pas pleurer...