16 mai 2007
Bon ben il pleut, MDR !
Et en plus, hier j'ai été affreusement malade. Une gastro comme je n'en avais plus eue depuis que ma mère m'avait laissée devant son portail sans que mon père trouve à y redire, ya 3 ans et demi. Voire même pire.
C'est fou quand même comment la tête influe sur le corps, hein !?
Donc mon père m'appelait pour me dire que son coeur se dégradait, mais qu'il savait toujours pas ce qui allait se passer, ni surtout quand. Et derrière, en bruit de fond, vachement agréable, les gros soupirs, approbations et désapprobations de ma mère...
Dans notre famille, c'est pas vraiment celui qui souffre, qu'on soutient et qu'on essaie d'accompagner, jamais. C'est ma mère. Et tout le monde, à part moi, trouve ça normal. Elle est forte quand même.
Du coup, mon père n'a pas pu me parler de lui. De sa peur, de ce qu'il ressent. Parce qu'il faut, comme d'habitude, "préserver ma mère". De la même façon qu'il m'a avoué l'année dernière que pendant ses dépressions, il montait pleurer dans le grenier. Et moi j'ai pas pu lui parler avec mon coeur. J'y suis pas arrivée. Voilà à quoi sont réduites les relations dans une famille où UNE SEULE personne compte, où une seule personne a droit à tous les égards et les autres aucuns. Où il y a un tyran (qui est moins souvent le père qu'on ne le croit).
Et quand il a raccroché, j'ai pleuré. J'ai pleuré pendant une heure et demi. A gros sanglots. La petite fille en moi terrifiée de perdre la dernière personne de cette famille qui l'aime vraiment. Deux personnes m'ont aimée vraiment dans ma si nombreuse famille. Ma grand mère paternelle, sur laquelle j'ai déjà écrit. Et mon père.
Et pendant la nuit, mes peurs, mes rages et mes désespoirs sont revenus en force, me donnant l'impression, véritablement, que j'allais mourir. Car quand j'ai des gastros, je ne fais rien à moitié. J'ai des baisses de tension fulgurantes dues à des hypoglycémies, et à 2 heures du mat, j'ai été à deux doigts de perdre connaissance et de me fracasser la tronche contre le carrelage. J'ai même du m'allonger par terre, trempée de sueur malsaine. Heureusement l'homamoi sait exactement quoi faire dans ce cas. Sucre sous la langue.
Et puis je me suis dit "ma mère peut pourrir tant qu'elle veut la relation entre mon père et moi, elle n'atteindra jamais les sentiments qu'il y a entre lui et moi. Il m'aime. Et je l'aime. Et pas de cet amour conditionnel, merdique, le seul qu'elle, elle connaisse."
Et puis j'ai ma famille à moi. L'homamoi, les enfants. Mes amis, pas des tonnes, mais des vrais. Du coeur.
Et j'ai pris un rdv chez ma psy. Tu vois, toi, je sais que tu me lis. Dès que j'en ai besoin, j'hésite plus.
