Ya des périodes qui semblent ne pas vouloir s'arrêter...

Des périodes où je vois tout en noir. Où je subis tout en noir. Où je suis triste à ne plus en voir la sortie... Où j'ai l'impression qu' "on" (qui est un con c'est bien connu) s'acharne sur moi. Là j'ai beau faire, depuis le repas avec les autres, là, je n'arrive pas à retrouver ma joie de vivre. Je commençais à en sortir, hier.

Et comme par hasard l'homamoi en rajoute une couche, en venant me taper là où ça me fait mal, là où j'ai une si grosse cicatrice qu'elle en est hyper sensible... Exprès, puisque, dans le fond, il me connait si bien qu'il n'a aucune excuse, si ce n'est celle de me rejouer un truc qu'il maitrise pas, et que je maîtrise pas non plus d'ailleurs, mais ça n'empêche pas que ça me fasse mal... D'autant plus mal qu'il sait très bien que j'y ai mal et qu'il y appuie quand même et que là, je me demande "pourquoi" il me fait ce cadeau gratoche. ça doit être la St Valentin, hein, l'ignominieux personnage.

Je me débats comme un beau diable pour que ça s'arrête et je n'y arrive pas. Je pédale dans la semoule.

Il y a des jours où je suis tellement fatiguée. Des jours où je voudrais que tout s'arrête.  Simplement Respirer.

Ne plus me souvenir. Ne plus penser. Devenir dingue. Vraiment. Partir. Et en finir avec tout ça. J'en arrive à comprendre les Alzheimers.

Je voudrais être un chat. Comme ça Pascal et Anténor s'occuperaient de moi et je n'aurais plus aucun problème...

Il y a des jours où j'en ai marre de voir un cran plus loin, de ressentir un poil trop fort, d'analyser un chouia trop juste (ouai tu parles, haha, là j'analyse plus rien, j'en bave, point. Et j'en ai marre d'en baver. Appelez moi Bav, Ignace Bav).

Il y a des jours où j'en ai marre d'en prendre plein la gueule quand je demande rien qu'à ce qu'on me foute la paix et qu'on ne vienne pas appuyer sur les boutons qui me font si mal. Marre de devoir me battre.

Il y a des jours où j'ai l'impression que ça ne finira jamais, la souffrance, la bagarre pour ne pas avoir "le dessous". Et ces jours-là, je voudrais qu'ils s'arrêtent vite. Parfois je me fais peur.

Parfois j'ai l'impression qu'il faudrait pas me pousser beaucoup pour que je saute. Parfois la rage ne suffit plus.

J'ai beau savoir combien en faisant ça je donnerais raison à ma mère, (et c'est bien ça qui me retient, surtout ne pas perdre mon esprit de contradiction, surtout ne jamais le perdre, c'est lui qui me maintient en vie), parfois...

Il y a des jours où je voudrais que tout s'arrête. Parce qu'il y a des jours où je suis une toute petite fille qui souffre sans savoir comment faire pour que ça s'arrête, justement.

Il y a des jours où j'ai l'impression que de toute façon, quoi que je fasse, ça sert à rien, c'est inutile,je sais que je vais finir par couler à pic et que personne ne me regrettera, personne parce que je suis un vrai boulet tellement chiant à traîner que j'arrive même plus à me traîner moi-même...

Il y a des jours où je voudrais mourir.

Mais ça va, hein. Ne vous en faites pas. Demain je serai toujours là. C'est juste qu'il y a des jours comme ça.

Pour ceux qui relisent, oui, je rallonge et j'ajoute ce qui me passe par la tête, parce que je vais me servir de ça pour mon rdv chez la psy...