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Vendredi matin, une amie me demandait si c’était elle qui était cinglée, ou bien si c’était les autres, autour, qui l’étaient…

Je lui ai répondu, sûre de mon fait, « ben ce sont tous les autres autour ! », bien sûr, en riant. « Nous vivons dans un asile à ciel ouvert où les plus cinglés sont libres comme l’air. Et détruisent, ô combien, la terre, leur entourage, leurs enfants et ceux des autres, et ce avec la meilleure conscience du monde ! Parce qu’en plus, ils dorment la nuit…»

La psyconnerie psychologie humaine est un domaine qui me passionne. D’une part parce qu’elle me permet de mieux me comprendre, mais aussi parce qu’elle me permet de mieux comprendre ces « autres ». Cependant, comme nous disions ce matin avec l’homamoi, il nous manque un bout. Un mode d’emploi. Comme à l'école, on devait être dans la lune ce jour là...
On a du louper quelque chose pour être à ce point différents (lui et moi, et quelques unes de ces personnes que j’aime tant) de ces « autres » si moralement contents d’eux, si sûrs qu’ils sont toujours « bons » et « dans le droit chemin », si socialement adaptés, si apparemment heureux de vivre dans les relations de pouvoir et la dépendance, qu’ils soient subtils ou pas… Et si débiles qu'ils détruisent leurs enfants en étant persuadés qu'ils le font pour leur bien, de leurs enfants...

Donc voilà, vendredi matin, sûre de moi, je disais à cette amie « meuh non nous ne sommes pas paranoïaques, c’est juste un complot mondial pour asservir la race humaine, 1984 d’Orwell n’est plus si loin, mais à part ça, non, nous ne sommes pas folles, ni toi ni moi… C’est eux tous qui devraient être à l’asile.» Lol !

Or donc depuis samedi soir, je me suis à nouveau posé la question sur moi-même. Arf ! La même à laquelle je répondais avec une assurance et un aplomb fantastique le vendredi matin, j’ai passé la nuit de samedi à dimanche à me la poser.

Est-ce que c’est moi qui suis complètement cinglée ? Ou bien ces autres, là, autour…

J’en viens à penser que ceux qui jouent avec la folie (et qui font partie pour la plupart des personnes que j’aime beaucoup), sont les personnes les plus saines de ce monde. Ceux qui jouent la normalité, par contre, me semblent les plus atteintes. Même plus que ceux qui sont internés en asiles psychiatriques…

Je vous expliquerai pourquoi demain.