Plumes et Dragons

19 janvier 2017

Les Foulards Rouges

Les Foulards Rouges

Frédéric H. Fajardie

512HRUGhUBL

 

Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 510
Date d'édition : Octobre 2002

Résumé : Au Palais-Royal, un homme surgit, sauvant la vie du cardinal Mazarin. Il est comte, général d'artillerie, et s'appelle Loup de Pomonne, seigneur de Nissac. Nul ne l'a vaincu à l'épée, aucune armée ne l'a jamais défait. À la demande de Mazarin, Nissac monte une petite troupe, " Les Foulards rouges ", curieux mélange d'aristocrates et de galériens.
Sabotages, missions secrètes, duels au clair de lune, guets-apens, tombes profanées, enlèvements, trésors exhumés, rien n'y manque, pas même la lutte acharnée entre deux femmes éblouissantes de beauté, pour gagner le cœur de Nissac.
En cette époque étrangement moderne où les dames montent à cheval, l'épée au côté, et se battent en duel, où deux très grands écrivains français - le cardinal de Retz et La Rochefoucauld - luttent pour la Fronde, un autre péril menace... Le visage caché par un masque d'argent, un homme appelé l'Ecorcheur terrorise villes et campagnes et va croiser la route de Nissac.

Genre : roman historique

Mon avis : 
AAAAAAAAAAH ! Quel souffle épique ! Quelle aventure ! Que dis-je, quelle épopée ! 

Les perles qu'on peut dénicher sur Babelio, c'est juste pas croyable. Et c'est encore un auteur, français, qui plus est, que je ne connaissais pas, que je découvre, et que j'aime tout de go, paf, le coup de foudre ça s'appelle. 

Bon je vous avoue un truc... J'aime pas l'hiver. J'ai beau lutter, faire du yoga, prendre des vitamines, des oméga3 ou que sais-je encore, rien à faire. A partir de mi-novembre, je m'étiole, je me ratatine, je perds ma joie de vivre, j'ai plus qu'une envie c'est hiberner. Je traverse une période encore plus difficile depuis fin décembre, mon homme ayant décidé cette année de faire un voyage "baroudeur" avec un sien copain. La plus mauvaise période, à dire vrai, ou la plus favorable (tout dépend de l'angle sous lequel on la regarde) pour que je finisse de m'étioler et sombre dans une déprime un peu plus intense que d'ordinaire... Je n'apprécie déjà pas des masses quand il part (souvent) en déplacement de travail court, alors un voyage de 15 jours... Bref... 

Bref, dans ces moments-là, j'ai besoin d'évasion. Voire de fuite, lâchons le mot. Tomber sur un bouquin qui m'embarque ailleurs, tout entière, quel qu'il soit, c'est une bénédiction. Ce livre m'a apporté tout ce dont j'avais besoin... Bon, certes, je l'ai fini trop vite, du coup. Mais que c'était bien ! Il y avait tout ce que j'attends quand je lis un roman de capes et d'épées ! 

Le style "à l'ancienne" de l'écriture colle parfaitement à la période couverte (la Fronde). C'est vraiment plaisant comme tournures de phrases et ça met dans l'ambiance sans pour autant être "trop" ou dérouter. Il y a une bonne dose d'humour, en plus, c'est agréable ! 

Les personnages sont grandioses. Aussi bien les bons que les méchants, d'ailleurs. La bande des "Foulards Rouges" est très attachante, ce sont des personnages hauts en couleur, emmenés par un "Loup de Pommone" formidable, auquel une loyauté sans faille les attache. Autant vous dire que par moments, ça déchire le coeur, bah oui forcément, à vie aventureuse, mort violente... Je suis très contradictoire dans mes goûts, je me rends compte. Autant j'aime les héros héroïques, autant j'aime les affreux jojos type "Benvenuto" (Jaworski). C'est vrai que du coup j'aime deux fois plus de livres, lol, c'est pratique ! 

Le contexte historique est formidablement bien exploité, et les batailles sont épiques, qu'elles soient personnelles entre individus, ou entre armées... Certaines de celles des Foulards rouges sont juste trop amusantes, un comble ! 

Bref, j'ai passé un très bon moment avec ces héros, malgré les clichés, certaines répétitions de situations un peu maladroites (pour les amours de ces messieurs). Je me suis tellement régalé que je pardonne tout... Crac ! M'en vais me pencher sur le reste des écrits de ce monsieur... 

Ma note : 18/20


05 janvier 2017

The Crow

The Crow

James O'Barr

the crow

Edition : Delcourt
Nombre de pages : 272
Date d'édition : Octobre 2012

Résumé : La veille de leur mariage, Eric Draven et Shelly Webster sont sauvagement assassinés par un gang de truands. Un an après leur mort, un mystérieux corbeau se pose sur la tombe d'Eric : il est venu le guider pour assouvir sa vengeance...

Genre : comics

Mon avis : 
Entre "The Crow" et moi, c'est une vieille histoire d'amour commencée par le film (avec Brandon Lee), vu revu et rerevu au moins une quinzaine de fois. Si ce n'est plus... 
Et ce genre de virus, ça se refile, ma fille l'a attrapé. C'est elle qui s'est acheté ce comics, la toute dernière mouture de la BD. Justice et vengeance, mes thèmes de prédilection depuis toujours.
Et j'avoue que si je sentais bien la profondeur de l'histoire qu'il y a derrière, je ne la mesurais pas vraiment. 

Il m'aura fallu lire ce magnifique ouvrage, complété et magnifié par des planches qui, semble-t-il, n'était pas dans les premières versions, ainsi que des préfaces très personnelles et très claires de et sur l'auteur, pour comprendre pourquoi je suis si fan de ce personnage romantique, désespéré et violent. 

L'histoire est ce qu'elle est, la même que dans le film à quelques mini-variations près, je la connaissais déjà et je n'ai pas eu de surprises. Par contre, la surprise se situe dans les dessins, qui sont ravagés et ravageurs, beaux et moches à la fois, plus violents encore que dans le film, et fascinants. Parsemés de poèmes classiques, dont Baudelaire, une culture pourtant peu "américaine", si j'ose dire, et de poèmes de J. O'Barr lui-même, qui ajoutent à l'ambiance vraiment très noire.
Une puissance d'évocation et de thème que j'ai rarement rencontré dans des BDs, on sent bien que l'auteur y a mis toutes ses tripes, c'est cathartique, magnifique et affreux à la fois. Il ne peut que parler aux gens qui ont souffert par la faute d'autres gens. Et bien que cela s'apaise chez moi en vieillissant, ça me parle toujours autant. 


Un livre qui va me devenir aussi culte que le film, peut-être plus, qu'il me faut absolument, et que je relirai de nombreuses fois, ça ne fait aucun doute.

Ma note : 20/20

Posté par Tatooa à 09:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,
19 décembre 2016

L'épée brisée

L'épée brisée

Poul Anderson

91CnyRz60cL

 

Edition : Le livre de poche (lu pour ma part en grand format Le Bélial, reçu lors d'une opération "Masse Critique" Babelio)
Nombre de pages : 384
Date d'édition : Septembre 2016

Résumé : Voici l'histoire d'une épée qu'on dit capable de trancher jusqu'aux racines mêmes d'Yggdrasil, l'Arbre du Monde. Une épée dont on dit qu'elle fut brisée par Thor en personne. Maléfique. Forgée dans le Jotunheim par le géant Bölverk, et appelée à l'être à nouveau. Une épée qui, une fois dégainée, ne peut regagner son fourreau sans avoir tué. Voici l'histoire d'une vengeance porteuse de guerre par-delà le territoire des hommes. Un récit d'amours incestueuses. De haine. De mort. Une histoire de destinées inscrites dans les runes sanglantes martelées par les dieux, chuchotées par les Nornes. Une histoire de passions. Une histoire de vie...

Genre : Fantasy (Légendes nordiques)

Lu en Novembre 2014

Mon avis : 
Ouah ! Encore une baffe pour cette année 2014, une année fertile en coups de coeur. 
Et là, une question se pose : COMMENT se fait-il que ce soit la toute première édition française de ce bouquin, paru aux US en 1954 ???
Je m'interroge. Y a t-il eu un complot pour faire de Tolkien le "père" de la fantasy ? Non parce que c'est pas parce que ce livre ne fait pas 1000 pages qu'il n'est pas épique, et énorme. La différence, c'est qu'ici, il n'a pas inventé la mythologie, ni le monde ni les langues derrière. Mais à part cela, c'est de la grande Fantasy.
Y a t-il eu un complot genre "oulala ça c'est bien trop dark pour être publié en France" ? 
Une interdiction tacite parce que l'auteur y met en scène de plein de choses réprouvées par la morale ? Sans doute, ça doit être ça... 
Mais il s'avère pourtant que Poul Anderson est un auteur grandiose. Et je ne connais absolument rien de lui, ce que me navre d'autant plus que j'ai un énorme coup de coeur pour cette "épée brisée"... 

Le style d'écriture sonne comme un roman du moyen-âge au ton moderne mais poétique, c'est curieux (et difficile à expliquer quand on n'est pas féru d'analyses de textes, arf !) pendant les premières pages, mais si magnifiquement exécuté qu'on s'habitue sans problème, et la traduction de J.D Brèque juste parfaite. 
Les descriptions sont brèves mais intenses, poétiques et les envolées lyriques sont magnifiques. le livre n'est pourtant pas si "vieillot" dans sa forme car il y a de nombreux dialogues.
L'action est omniprésente, les batailles épiques, des traversées de tempêtes en Drakkars, de la magie, des trolls, des elfes et autres sidhes avec des hommes au milieu...
C'est un drame mythique, des destinées brisées par une malédiction et des dieux sournois, une épopée fabuleuse au temps des vikings, d'Odin, des Ases, des Nornes, des divinités celtiques et c'est juste énorme ! 
Les personnages ont des dimensions "divines" ou héroïques. Très franchement, je ne m'y suis pas vraiment attachée, et c'est curieux du coup que j'ai tant aimé ce livre. C'est la dimension épopée, ça me fait un peu penser à L'Iliade et l'Odyssée, on ne s'attache pas vraiment non plus aux personnages, mais ce sont leurs aventures qui sont grandioses. C'est pareil ici.
L'intensité dramatique est à son comble. Et il n'y a ici aucune concession à la guimauve. C'est sombre et tourmenté jusqu'à la fin.

Le tout en à peine 300 pages d'une densité remarquable ! Et je pense même que je le relirai d'ici un an ou deux (Ce qui, vous le savez, est exceptionnel)...  
Un gros coup de coeur pour cette fin d'année, un beau cadeau de Noël avant Noël, merci à Babelio et aux éditions le Belial pour cette découverte. 
Je vais de ce pas me pencher sur les autres romans de Poul Anderson...  

Ma note : 20/20

Posté par Tatooa à 14:11 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
08 décembre 2016

Le Diable en Gris

Le Diable en Gris
Graham Masterton

41D1ar3FYkL

 

Edition : Bragelonne (mais trouvable d'occasion en divers formats)
Nombre de pages : 336
Date : Juillet 2015

Résumé : Une jeune femme brutalement taillée en pièces dans sa maison de Virginie… avec une arme vieille de cent ans. Un officier à la retraite éviscéré… par un assaillant invisible. Un jeune homme, les yeux crevés dans sa baignoire… puis bouilli vif. Qu’ont ces victimes en commun ? Quel être de cauchemar les a traqués ? Il n’est pas mort, mais ne vit pas vraiment non plus. Il ne peut être tué, tout juste piégé, comme il l’a été pendant des années, enterré vivant dans une tentative désespérée de mettre fin à la terreur. Mais à présent il est libre à nouveau, libre d’accomplir sa sinistre mission… et de massacrer. Est-il un esprit ? Un dément immortel ? A-t-il même jamais été humain ? Qui est… le Diable en gris ?

Genre : horreur

Lu en Novembre 2016.

Mon avis :
Ah, mais que voilà un excellent thriller horrifique ! 

Le seul tort que j'ai eu, c'est que je l'ai commencé un soir avant de m'endormir. Pourquoi ? Ebé parce que la scène d'ouverture est juste totalement affreuse, d'une sobriété étonnante (par rapport au reste du bouquin), et proprement terrifiante (de mon point de vue, pile poil le genre de truc qui me fait faire des cauchemars). 
J'ai d'ailleurs très mal dormi la nuit en suivant, lol. J'ai donc renoncé à le lire le soir, pour ne le lire que dans la journée.

Ceci dit, en fait, j'aurais pu continuer à le lire le soir, parce qu'ensuite, même si l'horreur est toujours présente, c'est l'enquête qui prend le pas sur le reste, et elle est passionnante, cette enquête, à cheval sur la guerre de Sécession, les traditions africaines et leur façon de se dissimuler sous des oripeaux catholiques. Les scènes gore ne sont pas en reste, mais, (ce n'est que mon avis), tellement énormes que ça en devient caricatural, et, du coup, elles m'ont beaucoup moins impressionnée que la toute première. Un peu comme le sang qui gicle dans les films de Tarantino, si vous voyez ce que je veux dire.

Cette histoire est servie par des personnages attachants au delà de leurs défauts (Decker, sisi, il l'est malgré tout), Hicks, son collègue, le capitaine Cab (qui m'a bien fait marrer avec son allergie), Sandra, la gamine étonnante, et c'est, aussi, bourré d'humour un brin cynique, parfois un peu lourdingue mais qui fait un bien fou, justement parce qu'il détend l'atmosphère. Ouai parce que les méchants, ce sont de sacrés grands méchants, formidables dans leurs rôles, que ce soit Reine Aché ou "l'autre" (je veux pas spoiler !). 

Ce livre est un savant mélange, au final, d'enquête prenante, de gore terrifiant, d'humour bienvenu, (et de sexe inutile, mais c'est Masterton, on lui pardonne, lol) et ça en fait un super bouquin d'Halloween ! C'était une bonne pioche, j'ai vraiment adoré, et je l'ai lu trop vite, oui, je sais, je sais !

Ma note : 18/20

(Tout à fait autre chose : le carrelage de la terrasse et ses joints sont enfin FINIS ! YOUPI ! Je vais pouvoir reprendre le cours dit "normal" de ma vie et donc me chercher un nouveau modèle... Genre pirate sans doute... :D )

Posté par Tatooa à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
05 décembre 2016

Le Casse du Continuum : cosmique fric-frac

Le Casse du Continuum : cosmique fric-frac
Léo Henry

 

 

81rmyC-L3dL

 

Edition : Folio SF
Nombre de pages : 304
Date : mars 2014

Résumé : Ils sont sept. Les meilleurs dans leur domaine respectif : maniement d'explosifs, charisme, assassinat, braquage, séduction... Ils n'ont, a priori, rien en commun mais vont devoir mettre de côté leurs rivalités et s'associer pour une mission secrète insolite. En cas de succès, ils pourraient devenir les sauveurs de l'humanité tout entière. En cas d'échec : la mort ou pire encore. L'enjeu ? Réussir le casse du continuum. Thriller de science-fiction convoquant tour à tour les souvenirs d'Ocean's Eleven, de Ratinox, d'Inception, de James Bond et de bien d'autres, Le casse du continuum est l'occasion pour Léo Henry de laisser miroiter toutes les facettes de son talent : intelligence scénaristique, style affûté, imagination débordante, humour ravageur...

Genre : Science-fiction

Lu une première fois en Novembre 2014, une seconde fois en décembre 2016.
Mon avis : 

Avis du 20 novembre 2014 : Ouah ! Est-ce parce que je sortais d'un bouquin qui m'a été un relatif chemin de croix (La carte du temps...), mais celui-là, j'ai adoré ! 

Kaboom's seven ! 
D'entrée de jeu on est embarqué dans un tourbillon d'action, avec des personnages vraiment hauts en couleurs, chacun situé par une de leurs (més)aventures préalables à l'intrigue réelle ! 
Le style s'accorde bien au propos, phrases courtes, nerveuses, efficaces, parfois même sans verbe. Un humour décapant associé à des personnages complètement hors normes, et nous voilà embarqués dans une histoire qui combine avec efficacité Inception et Ocean's Eleven...
J'en ressors toute échevelée et un brin tourneboulée, parce que c'est carrément déjanté et à aucun moment on ne peut souffler... le personnage Kaboom est excellent, mon préféré !

Bref, j'ai ADORE ! 

Après oui il y a quelques petits défauts (sur la fin notamment), mais c'est largement pardonnable. Je pense que le plus difficile pour les "puristes" restera le style, résolument moderne, ainsi que l'absence de description poussée, ce qui me convient bien mais dérange certains. Pour moi, c'est juste parfaitement combiné...
(Ah oui aussi : il y a de nouveau un crapaud géant, et je suis presque sûre que ça sort des nouvelles de Howard que je suis en train de lire à côté... Coïncidence amusante !)

Avis du 3/12/2016 : Après relecture, ce bouquin est juste génial. Les personnage sont vraiment extras, j'adore le style, pour moi c'est du tout bon ! Faut que je le prête à ma fille, elle devrait adorer !

Ma note : 18/20

Posté par Tatooa à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

24 novembre 2016

Le Delon est fini

Car le mieux étant l'ennemi du bien, je préfère arrêter de "peaufiner" avant de faire des catastrophes, lol !
Rien qui m'inspire pour un nouveau pour l'instant, mais ça me fait toujours ça quand j'en finis un...


Delon fini

 

Posté par Tatooa à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
19 novembre 2016

Les Lames du Cardinal

Les Lames du Cardinal
Pierre Pevel

51Pm6Y0ykzL

 

Edition : Bragelonne (existe en poches en 3 tomes, et en édition collector toute nouvelle)
Nombre de pages : 768
Date : Juillet 2011

Résumé : Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d'Europe. Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d'une compagnie d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Des hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal !

Genre : Fantasy Historique

(Lu en Février 2013) Mon avis : 

 Je ne connaissais pas Pevel avant de trouver cette intégrale chez un bouquiniste. Quel manque à ma culture ! Un style brillant, un vocabulaire riche, des descriptions tellement bien écrites qu'on s'y croirait, du fantastique très habilement mêlé à l'Histoire de France (les évènements dont parle l'auteur ont tous eu lieu, et le fantastique s'y mêle progressivement au fil des tomes, pour finir en apothéose !), c'est une épopée magnifique au temps des mousquetaires. Quel émerveillement et quelle découverte ! Me voilà fan de Monsieur Pevel ! Lui-même fan, sans aucun doute possible, d'Alexandre Dumas et de Paul Féval ! :)

Le premier tome nous présente les divers personnages, bons et méchants, et certes il semble un peu décousu, mais l'intérêt est éveillé par ces individus, très hauts en couleurs ! 

Le second tome nous amène au siège de La Rochelle, pour détourner les événements historiques avec un brio époustouflant !

Le troisième tome, qui clôt cette aventure fertile en rebondissements, en combats à l'épée, en dragons et autres menues surprises, finit en feu d'artifice (ma grande peur (et mes grandes colères) sont souvent liées aux auteurs qui ne vont pas au bout de leurs idées, ébé Sieur Pevel n'est pas de ceux-là, non non non...).
C'est juste que du bonheur ! 

Ah oui, une petite chose : il me semble fort prétentieux et un peu idiot de critiquer méchamment le tome 1 quand on n'a pas l'intention de finir la trilogie (et non, les 3 livres ne SONT PAS indépendants les uns des autres, ils se suivent.). J'ai vu ça sur Babelio...
Comme souvent quand on n'a qu'une vision partielle du travail de l'auteur, c'est manifester un bien joli mépris que d'émettre une critique minable sur le tome 1 alors que l'auteur a fournit son effort et son approfondissement des personnages sur plusieurs tomes, et que, pour une fois, celui-ci est allé jusqu'au bout de son scénario, et a un final grandiose...

Posté par Tatooa à 20:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
11 novembre 2016

Le Bossu

Le Bossu

Paul Féval

81J9XF06AcL

 

Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 698
Date : Novembre 1997

Résumé : En 1699, dans la vallée du Louron. Le vieux marquis de Caylus, qui fut jadis courtisan à la cour de Louis XIV, vit dans son château avec sa fille Aurore, qu'il destine au puissant Philippe de Gonzague, cousin de Philippe d'Orléans et de Philippe de Nevers. C'est pourtant avec ce dernier qu'Aurore s'est mariée clandestinement et a eu une fille prénommée Aurore. Philippe de Gonzague est l'invité du marquis depuis plusieurs jours et trame, avec l'aide de son fidèle Peyrolles, un complot contre son cousin Nevers. Décidé à l'assassiner, pour s'accaparer sa femme et sa fortune, il a fait recruter une poignée de fines lames et fait porter un mot à son cousin pour l'attirer au château de Caylus.

Genre : Classique de capes et d'épées

Mon avis  : 

Ouah ! 
Vous le savez (ou pas), j'ai une petite faiblesse pour Dumas. Et dans Dumas, pour "Les trois mousquetaires". (Et oui mon Didi, je ne lis pas que de la fantasy !)  ;-)
Et bien c'est que je ne connaissais pas Féval. Car je dois avouer que là, Dumas trouve presque son maître. 
Dans un style impeccable, on a ici un roman de capes et d'épées de grande envergure, sans oublier la satire aux petits oignons de la noblesse, le taillage de croupière au Régent, l'air de rien, et une jolie peinture du système des "agios" et des "actions", précurseurs de notre système boursier et tout aussi débile, que ces nobles s'arrachent à grand coup d'or comptant, et qui finissent sur une rumeur ruinés et désolés (voire suicidés)... 

Quel bonheur de lecture ! Outre que les descriptions ne sont pas (trop) longues ni pénibles, les personnages hauts en couleur sont légions et les dialogues étonnants de modernité, sont très nombreux. C'est donc à travers un récit ultra-vivant et très amusant, ne serait-ce que quand on croise (souvent !) le chemin de Cocardasse et Passepoil, qui m'ont bien fait rigoler (Cocardasse usant d'expressions gasconnes que j'entends ici à chaque fois que je sors ! Ben si ! Comme quoi ! Encore que c'est pas "capédédiou", que j'entends, mais "coquididiou", ce qui va de paire avec son "lou couquin"! Bref, j'y étais, j'y fus, j'y suis !!!), qu'on suit les aventures de Lagardère, et surtout du Bossu.

Si je me suis un peu ennuyée sur la lecture du journal et de l'enfance d'Aurore, sur "la fille du Mississipi", si le dénouement est un brin "too much happy end", si "la princesse de Gonzague" m'a carrément gonflée (il en faut, il en faut...) la lecture de ce bouquin n'aura été qu'un énorme moment de divertissement jouissif ! 
L'ancêtre de mes romans préférés maintenant (la Fantasy, dont Gemmell) leur tient la dragée haute et ne démérite à aucun moment, c'est juste grandiose. Je lirai d'autres bouquins de Paul Féval, ça c'est sûr. Je ne suis pas sûre d'en trouver d'autre aussi bien, mais je tenterai !

 Lu en Mars 2016.

Ma note : 9/10

 

Posté par Tatooa à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
07 novembre 2016

L'écho du grand chant

L'écho du grand chant
de David Gemmell

91-9S2GPtzL

 

Edition : Milady
Nombre de pages : 528
Date : Décembre 2015

Résumé : Depuis le raz-de-marée gigantesque qui a décimé ses territoires, l'Empire avatar se meurt et ses seigneurs, autrefois immortels, avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu'ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres. 
Jusqu'au jour où deux lunes apparaissent dans le ciel et que les armées sanguinaires de la Reine de Cristal déferlent sur eux. Maîtres et esclaves doivent alors faire table rase du passé et s'unir face à l'ennemi commun.
Ensemble, cinq héros que rien ne rassemble, si ce n'est le courage né du désespoir, combattront le crépuscule... car perdu pour perdu, autant partir en beauté !

Genre : Fantasy

Mon avis : 

Mon premier livre de Gemmell !
Il est des livres qui nous laisse une marque indélébile, dont on garde en soi la trace, même quand on n'a plus souvenir précis de l'histoire. En ce qui me concerne, "L
'écho du grand chant" est de ceux-là. Et encore, ça m'étonnerait que j'en oublie la trame. 

Assister à la naissance d'un mythe n'est pas anodin. C'est remarquablement bien fait, bien écrit, maîtrisé de bout en bout. Dans un mélange étonnant de futurisme et de légendes aztèques et indiennes chamaniques, nous voilà transportés bien longtemps avant "Légende" et même "Waylander", parait-il (puisque je ne les ai pas lus). 
Peu de temps avant de lire ce livre (en 2013), j'avais été charmée par un livre de SF de Silverberg, "les ailes de la nuit". Il lui manquait peu pour être un véritable coup de coeur, il était trop rapide sur certains points. 
Ici, il ne manque rien, et nous sommes dans le même registre, même si l'un est de la SF et l'autre de la fantasy.

Bon, il y a un petit moins, mais c'est une question d'édition (J'ai l'édition grand format à 10 euros de l'opération 10 livres - 10 euros d'été de Bragelonne) : régulièrement, dans ce livre, une phrase se retrouve sans espace entre les mots. Et il manque quelques sauts de ligne qui seraient avantageux pour une compréhension immédiate du fait qu'on change de lieu et de personnage. Ce qui est agaçant c'est que tout cela "casse" le rythme de lecture, qui est ralenti du faire qu'on doive "y revenir". Mais ça n'a rien à voir avec le talent de l'auteur (ni celui du traducteur, excellent !).

Un talent archi maîtrisé. En le fermant, je me suis dit "ça doit être un de ses derniers" (puisqu'il est décédé trop jeune d'un problème de coeur). Et bien non, pas du tout ! Et là vraiment je me demande comment j'ai pu "rater" cet auteur dont les bouquins sont publiés depuis 1985 ! 

Nous sommes donc au début du livre sous la coupe des "avatars" (oui je sais le nom fait bizarre, on imagine de suite des grandes bringues toutes bleues, mais non, là c'est juste les cheveux, qu'ils ont bleus ! :rire: ), dont la civilisation très avancée forment une caste d'humains devenus immortels grâce à leurs cristaux associés à leurs pouvoirs mentaux, caste dominante qui utilise les autres races, considérées comme inférieurs, pour leurs besoins, comme il leur chante, sans le moindre scrupule. 

Extrait du prologue : "Ce fut à l'époque avant la nôtre que Tail-avar, le dieu de la sagesse, voyagea avec Storro, le Conteur de Légendes, et Touche-La-Lune, le dieu des tribus, dans le but de voler le pouvoir du croc magique du Géant du Froid. A l'aide d'une corde tissée dans un rayon de lune, Tail-avar attrapa au lasso sept serpents de mer. Ils tirèrent son canoë et traversèrent la Grande Eau en moins d'une journée. Quand Touche-La-Lune vit la bête qu'ils étaient venus chercher, il se recroquevilla au fond du canoë, et implora l'Esprit du Ciel de leur donner du courage. Car le Géant du Froid était plus grand que les montagnes, et son dos blanc déchirait les nuages. Sa respiration se propageait à des kilomètres, telle une brume glacée sur la mer. Ses griffes étaient aussi longues que les côtes d'une baleine, et ses dents aussi blanches que la trahison. Tiré du "Chant du Matin des Anajos". "

Voilà comment commence le livre, et certains chapitres (pas tous) débutent ainsi, par un "Chant". du matin, de l'après-midi, du soir, au fur et à mesure que le livre avance.
J'avoue, le début du livre m'a laissée perplexe. Comme j'avais lu que Gemmell c'était assez "bourrin", je ne m'attendais pas DU TOUT à lire un livre aussi axé sur le mysticisme, et basé sur nos propres mythes et civilisations antiques. C'est donc très intriguée que j'ai continué la lecture. Pour finir par être charmée par l'ensemble des personnages, leur destinée commune, liée à une catastrophe d'envergure. 
Ne vous fiez pas au 4ème de couverture, ici il n'y a pas de "quête", pas de compagnie avec 5 personnages, non, c'est plus complexe. C'est un bouquin d'une rare densité, foisonnant sans être brouillon, passionnant par l'évolution "obligée" par laquelle passe cette civilisation "avatare", ainsi que toutes celles qui l'entourent. 
Ne vous fiez pas non plus à vos premières impressions sur les personnages, ils évoluent tant et si bien qu'on ne sait plus trop quoi en penser, et j'avoue, j'adore ça. 
Ils sont tous attachants, et on ne peut que finir par les aimer et les admirer tous autant qu'ils sont. 
Il parait que le thème préféré de Gemmell, c'est la rédemption. S'il la traite aussi bien dans ses autres romans, je vais devenir fan. 

Un livre saisissant, dans tous les sens du terme. 

Coup de coeur 2013.

Ma note : 10/10

Posté par Tatooa à 09:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
03 novembre 2016

Rois et Sorciers Tome 1 : Le réveil des dragons

Rois et Sorciers Tome 1 : Le réveil des dragons
Morgan Rice

51D9O1cu2hL

 

 

Edition : Morgan Rice (ça alors !)
Nombre de pages : 218
Date : Mars 2016

Résumé : Kyra a 15 ans et rêve de devenir une grande guerrière à l’image de son père, bien qu’elle soit l’unique fille vivant dans un fort rempli d’hommes. Elle a du mal à comprendre d’où lui viennent ses aptitudes particulières, son mystérieux pouvoir et elle finit par réaliser qu’elle est différente des autres. Elle apprend qu’on lui cache un secret depuis sa naissance et qu’il existe une prophétie à son sujet. Cela l’amène à se poser des questions sur qui elle est vraiment.

Genre : Fantasy

Mon avis : 

"C'était pas mauvais, c'était très mauvais" ! 

Déjà rien que l'histoire d'une jeune fille, qui s'entraîne au combat, tire à l'arc sur des souris (sisi) et sur des arbres (tellement qu'elle les fait pencher. sisi... Oo), qui veut devenir une grande guerrière, mais ne veut tuer aucun être vivant, au départ c'est un complet non-sens. Cela démarrait mal, et la suite ne fait que confirmer cette impression de s'enliser dans le récit d'une auteure de type "Dory", qui oublie ce qu'elle a écrit deux pages avant pour nous redire (ou dire l'inverse absolu) deux pages plus loin, qui tourne en rond, qui se perd en digressions inutiles et/ou hors de propos.

Alors oui d'habitude je ne suis pas trop sévère dans mes avis, je préfère dire "je n'ai pas aimé" plutôt que "c'était nul". Mais là, je n'ai pas le choix... Ce livre est une grosse daube. Je suis outrée que certains éditeurs se permettent de mettre entre les mains de notre jeunesse des livres d'aussi mauvaise qualité littéraire. 

Certains accusent la traduction. Je doute fort que ce ne soit lié qu'à cela. Il est impossible que l'incohérence, les répétitions, la mauvaise tournure de phrases, le pêle-mêle fourre-tout de tous les clichés de la fantasy, lié à un plagiat éhonté de GoT (avec un mur de flammes au lieu d'un mur de glace, la bonne blague, une femme pâle aux yeux entièrement bleus qui serait "une morte-vivante" ou une "vivante-morte" (Mouhahaha !)), les répétitions de situations (ouai parce qu'après c'est un vieux du même type), parfois d'une même idée dans deux phrases qui se suivent, des descriptions de combats ineptes, des descriptions ineptes tout court (Cf la citation où elle marche un kilomètre dans de la neige jusqu'aux genoux "qu'elle aurait du faire en 10 minutes", lol. D'ailleurs cette nuit là elle fait environ 50 km et revient à son point de départ dans la nuit dans la neige jusqu'aux genoux...), il est IMPOSSIBLE, dis-je, que tout cela ne soit lié qu'à une mauvaise traduction... 

A aucun moment l'auteure ne pense à la vraisemblance du récit, il n'y a aucun effort de cohésion de l'ensemble. Genre au début on nous décrit le père de Kyra comme distant avec elle, et à 30% (en ebook), ils ont toujours été copains comme cochons. A un moment on nous dit qu'on a offert le trône à son père (ça aussi, à son père, de son père, un toutes les 3 lignes sur certains pages, c'est odieux !), et elle parle de "son peuple", mais plus loin il n'est plus que "le commandant Duncan". 

Alors, si c'est lié au traducteur, autant qu'il change de métier, à moins qu'il n'ait été si dégoûté par la qualité de l'ouvrage initial qu'il a décidé de faire du mot à mot, cela pourrait être une explication. Ou bien c'est de la traduction automatique, si ça existe, je ne sais pas. En tous les cas, c'est nul. Passez votre chemin, jeunes gens, il y a beaucoup de très bons livres jeunesse, cherchez-les, et vous trouverez. 

C'est pas souvent qu'un bouquin me met en colère... Ben celui-là, il a réussi ça ! Heureusement il ne fait "que" 218 pages. Je peux vous dire qu'elles ont été un véritable pensum qui m'a paru en durer plus du triple... 

Posté par Tatooa à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
02 novembre 2016

Ce blog va aussi devenir un blog de "Chroniques littéraires"...

Enfin c'est un bien grand mot pour mes petits avis...

Car oui, j'ai décidé de publier mes avis sur les bouquins que je lis ici aussi (ils sont partout, alors pourquoi pas ici, hein ?). Je vais commencer par un avis négatif.
Les négatifs comme celui qui débutera cette nouvelle catégorie sont très très rares, et heureusement. Ils sont rares parce qu'en général je ne vais pas au bout et je ne donne pas d'avis, quand je lis un bouquin qui ne me plaît pas, lol. Mais là, j'ai été "obligée" de le lire pour un défi, celui qui s'appelle "Coupe des 4 maisons" (inspiré par Harry Potter) sur facebook (je participe à de nombreux défis de lecture sur forums, également...). 

Bref, à paraître : mon avis (très négatif) sur "Rois et sorciers T1 : le réveil des dragons" de Morgan Rice.

06 octobre 2016

Avancée

indéniable, quoi que lente et laborieuse. Il paraît "qu'on ne dessine pas aux crayons sur du bristol, on n'arrive pas à contraster...". ébé moi, j'OSE ! Tous mes dessins depuis un an sont sur du bristol. Crac ! Muarf !

Delon WIP 4

 

Posté par Tatooa à 16:32 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,