Plumes et Dragons

25 mai 2019

"L'homme démoli" et "Terminus les étoiles", classique SF d'A. BESTER.

Oui je suis toujours vivante ! Je lis toujours... 

L'homme démoli / Terminus les étoiles
Alfred BESTER

l'hommedémoli

Edition papier : Denoël 
Nombre de pages : 592 
Date de sortie : 10 mai 2007

Résumé : L'homme démoli Dans une société où les cadres de la police sont télépathes, où aucun meurtre n'a été commis depuis plus de soixante-dix ans, Ben Reich décide d'assassiner son principal concurrent. Une entreprise difficile, sans doute téméraire, car si sa culpabilité est prouvée il sera condamné à la démolition. Terminus les étoiles Parce qu'il se trouvait en danger de mort aux abords de la ceinture d'astéroïdes et qu'il n'a pas été secouru par le vaisseau Vorga-T : 1339, Gully Foyle va découvrir le véritable sens du mot vengeance...

Mon avis sur l'homme démoli (Ma note : 14/20) : 

Au départ, je voulais faire un avis sur mon livre, c'est à dire le double tome "L'homme démoli" et "Terminus les étoiles". 
Mais alors que je n'étais pas convaincue par le premier, je suis enthousiaste sur le second. Je me vois donc dans l'obligation de séparer les notes que je vais donner à ces deux romans. 

Mon avis sur "l'homme démoli" : 
Ce livre a eu le prix Hugo 1953 (le premier…). Alors forcément, par moments, il est un peu daté. Notamment à l'apparition de Moïse, l'ordinateur qui permet de déterminer si les preuves sur une affaire criminelle sont suffisantes, à cartes perforées… (Edit : en lisant certains commentaires sur d'autres avis, je pense que beaucoup de jeunes ne savent même pas à quoi ça correspond... Alors que moi, j'ai souvenir d'avoir vu mon papa rentrant du boulot avec des cartons entiers de cartes perforées... Mais je suis "vieille", et mon père travaillait dans une technique de pointe déjà à l'époque, la microscopie électronique. J'ai moi-même utilisé le tout premier "service internet", le réseau de partage de données uniquement destiné aux scientifiques, il y a un peu plus de 30 ans... ça donne le tournis, hein ! Oo). Notamment au traitement très paternaliste des femmes (qui sont présentes dans des rôles subalternes et soumises à l'homme, ici, bien plus que dans « Terminus les étoiles », que je suis en train de finir, et que je préfère.), Dévoiler le texte masqué

Mais si on garde à l'esprit sa date d'écriture, au final, ce bouquin est très intéressant, justement de par cette date. 
Pas mal de choses ramènent à Hitler (Reich, Monarch, les peurs de Powell vis-à-vis de l'évolution potentielle du pouvoir et de la mégalomanie de Ben Reich), dont, je vous le rappelle, le « règne » s'est terminé en 1945. On sent la très grande influence des évènements de 1933 (Hitler chancelier, c'est à partir de là que tout a vraiment basculé) /1945. 
Bester a produit ce qui me semble être une sorte d'exorcisme (son propre traitement post-traumatique, sans doute), à ce sujet. 

Certains disent que c'est précurseur sur l'utilisation de la télépathie en SF. Certes. Mais van Vogt est, en réalité, le vrai précurseur dans ce domaine, avec « à la poursuite des Slans » (que j'ai lu il y a trop longtemps pour m'en souvenir, encore un à ajouter aux relectures à faire, avec « le monde des non-A »)… En tous les cas, Dick sautera sur l'idée de « traque policière télépathe » pour sortir « Minority report » 3 ans plus tard, et si on n'est pas dans le plagiat, on ne peut que constater l'extrême parenté entre les deux romans. 
Un autre point très positif : le style est très moderne. Beaucoup de dialogues, des phrases courtes, c'est assez percutant. C'est encore plus vrai pour « Terminus les étoiles ». Si l'ordinateur et le traitement des femmes, entre autres, n'avaient pas pris un sacré coup de vieux, on ne pourrait pas deviner l'époque d'écriture. Etonnant. 

Donc, le sujet de la télépathie est ultra-bien décrit, bien développé, avec ses possibilités et ses limites, ce qu'ils peuvent faire, ce qu'ils ne peuvent pas faire, les cadres légaux, les cadres biologiques (les limites de ce qu'ils peuvent atteindre dans l'esprit des autres, par « niveaux de compétence »), pourquoi tout le monde n'est pas télépathe, ce que les télépathes vivent face aux non-télépathes, en quoi consiste la « démolition »… Tout ce pan-là est vraiment bien creusé, et passionnant.
Ensuite, l'auteur nous parle beaucoup, bien sûr, de conscient, inconscient, subconscient, etc. Avec quelques légèretés, relatives incohérences, et sans doute « peu de pratique » dans ces domaines, et, somme toute, un fond psychologique que j'ai trouvé assez dérangeant, d'un bout à l'autre du bouquin que ce soit dans la relation de Powell avec Mary, de Powell avec Barbara, de Ben Reich avec lui-même et tous les pauvres types qu'il manipule avec son fric, et jusqu'aux conclusions, au terme de toute cette aventure, qui sont vraiment étranges, et nous sont jetées comme ça, paf, et débrouille-toi avec, lecteur perplexe…
En fait, dès qu'il s'agit d'approfondir, on reste sur sa faim, dans ce livre… 

D'ailleurs, j'aurais bien aimé qu'il développe toutes ses idées… Car il manque des développements de fond sur le monde pluri-planétaire de ce roman. On ne sait pas comment c'est gouverné, comme c'est géré, et si on sait que les riches hommes d'affaires sont, au final, susceptibles de devenir politiquement trop lourds parce qu'ils ont les moyens de tout acheter (mais ça, on le sait depuis toujours !), bah on ne sait pas grand-chose d'autre. A part le sujet principal, comment se servir de la télépathie face à un criminel, rien n'est creusé.

Après, ça se lit très facilement, on suit les aventures de Ben Reich (et sa fuite devant les avancées de Powell) avec intérêt. On peut lire tout ça de façon superficielle, on peut très bien en rester là, et c'est sans doute mieux. 
Enfin, comme c'est dit dans Wiki, le thème du « jeu » est très présent dans ce livre. Ainsi que le voyeurisme. En fait, c'est un bouquin qui m'a mis assez mal à l'aise. J'ai lu quelque part qu'il y avait de l'humour dans ce livre. Je ne l'ai pas lu, moi, cet humour. 
Pour moi, il y a un truc qui ne colle pas dans tout ça, et je n'arrive pas à savoir exactement quoi. Très bon dans l'action, beaucoup moins clair dans les tenants et aboutissants psychologiques de ces actions, et carrément « bizarre » dans les relations inter-personnages.
C'est là qu'on comprend pourquoi l'auteur a été si bon en auteur de comics, mais cette période de sa vie a été fort courte. Et sa bio n'est pas gaie, en fait. J'ai bien apprécié cette lecture, pour le côté « classique de la S.F. », pour la découverte de l'auteur (j'ai d'ailleurs continué sur ma lancée avec « Terminus les étoiles »), mais je finis sur une impression en demi-teinte. 

Mon avis sur "Terminus les étoiles" (ma note : 19/20) :

Après un "homme démoli" que je n'ai que moyennement apprécié (bon n'exagérons rien, j'ai bien aimé tout le côté "télépathie", l'action, et la modernité du style), j'ai enchaîné sur "Terminus les étoiles", car j'ai le double tome Denoël...(à la très très belle couverture (d'un illustrateur français, Manchu, que je ne connaissais pas), d'où mon choix). 

Et j'ai bien fait. 
Parce que celui-là, je l'ai beaucoup aimé... 
Gully Foyle, "le tigre", avant tout survivant, en fait, est un personnage à la fois affreux et très charismatique. Très intelligent, il va tellement courir après sa vengeance qu'il va finir par arriver aux plus hautes sphères de la société, et du pouvoir. 
De mon point de vue, ce roman est beaucoup plus abouti, mieux construit. Si l'action est encore omniprésente, l'ensemble du roman présente une excellente cohérence, à la fois dans la psychologie des personnages, et dans la présentation du "monde" dans lequel ils vivent... 

Déjà, un prologue de présentation de ce monde plante le décor, et nous explique le phénomène de "fuggue", ou téléportation. Cela permet de rapidement savoir où on est et ce qu'il se passe, l'actualité au début de l'aventure, et les explications de la guerre entre "planètes intérieures" et "satellites extérieurs" sont assez logiques pour passer, même si non approfondies. L'air de rien, ça démarre beaucoup mieux que "L'homme démoli"... 

Gully Foyle, simple assistant mécanicien sur le vaisseau interplanétaire Nomad abattu pendant une bataille entre Planètes Intérieures - Terra, Mars, Venus - et les Satellites Extérieurs, géant lymphatique, unique survivant depuis de longues semaines, est à l'agonie. Un vaisseau, le Vorga, passe par là. Fusées de détresse, espoir... Mais il va passer son chemin. Dès lors, l'unique raison de survivre de Foyle sera de se venger de ce vaisseau. (à la fois du vaisseau et de ceux qui étaient dedans...).

Et c'est l'évolution de cette obsession, jusqu'où il va aller, de la paresse totale, en passant par la sauvagerie brute et jusqu'à l'éducation la plus pointue, l'exploitation de toutes ses capacités, toutes ses potentialités, pour l'accomplir, qu'on va suivre tout du long, avec un intérêt croissant. 
C'est très bien écrit, très bien traduit, très moderne à la fois sur le fond et la forme. Exit le paternalisme désuet qui m'avait agacée dans "l'homme démoli", tout le monde est à égalité, comme le dira fort justement Olivia dans les derniers chapitres. 

Ce livre-ci n'a réellement pas pris une ride depuis 1956. Un exploit. 
De mon point de vue, on dirait que l'auteur a pris 20 ans de maturité dans les 3 ans entre les deux romans. C'est dingue. Oo

La fin est un feu d'artifice. Dans tous les sens du terme. On peut n'être pas d'accord avec le parti pris de l'auteur (comme moi, lol), on ne peut que saluer l'inspiration formidable de ce roman. J'ai surkiffé tout le passage "Quatmyle", excellentissime ! 

Gros coup de coeur pour moi... Belle découverte, j'ai très bien fait d'acheter le double tome, en fait ! Je n'aurais peut-être pas acheté "Terminus les étoiles" sinon, et ça aurait été vraiment dommage ! :)

 


18 juillet 2018

Yop, plus le temps de rien...

Depuis début juillet je suis Responsable RH (ouai, ouai, une misanthrope à la RH, c'est possible) à la boite sur une partie de mon temps tout en gardant mon autre poste, je suis débordée parce qu'en phase de mise au point (en temps et en organisation de tout ça). 
J'ai plus le temps de rien (ni pour la moto, ni pour lire), là je récupère 4 jours parce que normalement je suis en temps partiel mais j'ai bossé quasi à plein temps depuis trois semaines et je suis épuisée...
J'ai sorti la bécane ce matin et putain ça fait du bien ! ;)

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16 juin 2018

On demande l'anticyclone, et voilà ce qu'on récolte...

inondation bearn

 

 Le boulot était de l'autre côté là-bas, mercredi. Dieu merci les bureaux n'étaient pas inondés, notre maison non plus... Mais on a eu de la chance, personne au bureau n'a été inondé, même si c'est parfois passé à "rien".
De mémoire de béarnais on n'avait jamais vu ça. :(

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08 juin 2018

Va falloir organiser une manif pour le retour de l'anticyclone des Açores, hein !

Là yen a marre ! J'ai pu sauter sur la bécane hier après-midi parce qu'on voyait du bleu entre les nuages et que la route avait un peu séché. Ben heureusement vu la semaine qu'ils prévoient, ça s'est déjà recouvert, là, alors qu'il était censé faire beau toute la journée ! GRUMPFFFFF !!! Et évidemment on va avoir un week-end de merde, un énième cette année. 
Et le suivant, qu'ils prévoient beau, on doit déménager la fillote qui revient définitivement (elle a fini ses études de webdesign et développement web, en fanfare et en grande pompe, 3ème de sa promo, moman trop trop fière !). On ne pourra donc toujours pas faire de moto en famille. 
Mon pépère, il y a de quoi devenir fou, c'est vrai ! 

 

anticyclon

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03 juin 2018

Voyage en Toscane

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C'était beau. Pas à moto, non, pour répondre à Andiamo. Nous ne faisons pas de tourisme à moto. Nous avons bien fait car les routes de Toscane ne sont pas très bien entretenues, il est impossible de les quitter des yeux pour regarder le paysage à moto, et même en voiture c'est assez sportif, d'où nos très nombreux arrêts photos et "contemplation".. Nous avions prévu d'y aller en avion, mais une grève des contrôleurs aériens (oh ben ça alors) nous a forcé à louer une voiture et nous taper 1200 kms en une journée, youpi. Nous sommes aussi rentrés en voiture, en deux jours. Du coup, le point positif c'est que nous avons pu ramener une montagne de victuailles diverses et variées, allant du Chianti au jambon de parme en passant par le salame toscano, le parmesan, les tomates, l'huile d'olive...). :D

1 - la vue de notre "belvédère" privé (terrasse de toit de l'appartement à Florence)(on y a passé 3 jours. 3,5 étaient prévus au départ. Mais avec Air France, on peut être sûr qu'un voyage n'est jamais "sûr", ce qui fait qu'on est arrivé tard le soir, en voiture. Bande d'empaffés). 

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2 - Le plafond de la "capelle Medicee". Florence, c'était 10 kms par jour à pieds. On n'a pas beaucoup grossi, tant mieux, parce qu'on a bien mangé ! MDR ! 

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3 - Le ponte Vecchio (angle de vue sans la foule)

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Florence vue du jardin Bardini (côté Oltrarno, beaucoup moins fréquenté). On a passé une journée au palais Pitti et jardin, tellement c'est grand). Là c'était le jour suivant, quand on a fait des kms pour aller au Belvédère, et qu'on l'a trouvé fermé pour travaux. On était super joisses, et en nage. On a eu très chaud à Florence, beaucoup moins dans la campagne de Toscane.

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San Gimignano (Amateurs d'Assassin's creed, vous aimerez, ça n'a pas changé (à part les touristes, il faut y aller tôt le matin)). Les habitants les plus riches montaient des tours, c'était à qui aurait "la plus haute", mdr ! D'où les 7 tours toujours debout ici). 

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Et l'unique beau coucher de soleil que nous avons eu (le temps a été très nuageux (mais sans trop de pluie), les "ciels blancs" des photos viennent de ces nuages permanents), vue du gîte, côté "maison des proprios" qui étaient charmants et discrets (ils travaillaient beaucoup, partant à 7H30 pour rentrer à 20H).

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Et sur le chemin du retour, sur la petite route de montagne passant par Castelnuovo de Garfagnana (arf !) et Aulla. Une erreur qui nous a bien épuisés, mais on en a pris plein les mirettes. 

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20 mai 2018

Pas d'affole pour mes deux amis qui suivent ici...

Didi et mon pépère, je suis toujours vivante, même si quelque peu éprouvée ces dernières semaines par une situation au boulot pas fastoche, agrémentée d'une météo de merde qui a duré en gros 5 mois, de quoi déboulonner le motard optimiste le plus convaincu...  (qui s'est améliorée aujourd'hui, on a enfin pu sortir les bécanes et apprécier nos belles routes sans personne dessus, c'était génial ! C'est la seconde fois depuis 2 mois qu'on arrive à sortir un dimanche ensemble avec mon homme et mon fillot...)

Là, direction Florence et la Toscane, ça va nous changer les idées, je vous mettrai quelques photos ! 

Des bisous ! <3

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21 mars 2018

Thomas Shelby

Il est fini, le Thomas Shelby - Cillian Murphy dans Peaky Blinders, excellentissime série netflix. Ma fillotte est contente, moi aussi ! :)

Thomas Shelby Cillian Murphy

 

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28 février 2018

Oh, c'est arrivé jusqu'ici !

Ce matin au lever ! Mon homme a bien tenté d'aller au bureau, mais comme c'était verglacé, à la première pente un peu prononcée il y avait des voitures en travers, obligé de rentrer... 
Cet après-midi ça devrait aller mieux.  

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22 février 2018

Peaky Blinders, Cillian Murphy, THomas Shelby

Bref, fan-art qui avance peu à peu (on a plein de soucis au bureau, c'est pas la joie en ce moment. Les manipulateurs, c'est chiant comme patrons, mais comme salariés, bonjour, c'est pas mieux !).
Mon Thomas Shelby est plus nuancé "en vrai", là j'ai augmenté les contrastes pour toi, Andiamo ! :) 

Thomas Shelby wip 5



17 février 2018

Le cycle de Takeshi Kovacs, Tome 1 : Carbone modifié de Richard K. Morgan.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis d'avis sur un bouquin. Série Netflix oblige, j'ai du précipiter ma lecture du tome 1, acquis l'été dernier pendant la grande "OP" Bragelonne/Milady à peu, très peu de frais (j'ai payé la trilogie ebook moins de 3 euros ! Vive la grande OP !) (Oui je fais de la pub gratos...). 

Le cycle de Takeshi Kovacs Tome 1 : Carbone modifié.
Richard K. Morgan.

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Edition papier : Bragelonne poche
Nombre de pages : 572
Date de sortie : 7 février 2018 pour cette édition (mais en français depuis 2003)

Résumé : Je ne le mets pas. Je crois qu'il vaut mieux découvrir ce livre sans avoir lu (ou avoir oublié et ne pas relire, ce que j'ai fait) le 4ème de couverture qui en révèle beaucoup trop, comme souvent ces dernières années. 


Mon avis : 
Argl ! J'ai A-DO-RE ! 
Alors bon oui par moments, on est carrément perdu dans l'intrigue. 
Oui aussi, les "intuitions diplos" sont une solution facile à des soucis compliqués, et un brin trop nombreuses. 

Mais quel univers ! Quelles idées ! Quelle imagination ! Oulala ! Franchement c'est du lourd, poussé à fond (ce que j'aime), on sent que l'auteur a une idée très claire de son monde cyber à mort. A vie ? 

Pour le lecteur par contre c'est un peu plus compliqué. C'est bien écrit, bien traduit, même si, comme je le dis, parfois un peu malaisé à imaginer ou à visualiser. C'est un peu vulgaire par moment mais de façon justifiée, dans le langage parlé. 

C'est outrancier, politiquement, moralement et sexuellement incorrect, sex, drug & rock'n'roll comme dit Alfaric très justement (sur le site Babelio). Dans un registre différent, ça m'a fait penser au comic Preacher, Jesse (le perso principal de Preacher) et Takeshi sont jumeaux karmiques, c'est pas possible autrement !

Ils croisent les mêmes mecs de pouvoir, les mêmes racailles, les mêmes femmes fatales, les mêmes femmes guerrières, et ils essaient de redresser des torts dont tout le monde se fout à part eux, bref, héros jumeaux, histoires différentes, même fond. 

Le futur ne fait jamais autant flipper que quand il ressemble au présent, c'est encore Alfaric qui a dit ça dans son avis, je suis entièrement d'accord avec lui, et ce bouquin il déchire à ce niveau-là. 

J'ai adoré être dans la tête de Takeshi, moi qui, fût un temps détestait les écrits en "je". C'est même l'énorme plus par rapport à la série, où il nous manque, je trouve, la voix "off" de Takeshi. Où on a tout ce qu'il ressent (ou pas, puisque les "diplos" sont anesthésiés émotionnellement...). 
Dans la série, on ne comprend pas vraiment ce qu'est "être un diplo" alors qu'on le vit dans le livre. 

C'est tout l'avantage de la lecture, il y en a ! ;)

Bref, moi j'ai plongé tête première dans les aventures de Takeshi, je regrette de pas pouvoir sauter direct sur le tome 2 (l'an prochain j'arrête certains challenges lectures qui m'obligent à lire ce que j'ai pas prévu au dernier moment, sûr, parce que ça me gonfle à force !), du coup, les défauts qu'il y a, je m'en fiche. Je lui colle l'étiquette coup de coeur !

Ma note : 20/20

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13 février 2018

Et voilà le nouveau Thomas Shelby des Peaky Blinders

cadeau d'anniversaire pour ma fillote. Heureusement qu'elle est là pour me motiver, comme toujours, avec sa passion pour Cillian Murphy ! J'y ai déjà passé plus de temps que sur le précédent.


Thomas Shelby wip 3

09 février 2018

Je sais plus trop où j'en suis...

De mes dessins ici, je vous poste un gribouillage de 2h reprise de la semaine dernière. Maintenant je suis monomaniaque Peaky Blinders, l'excellentissime série Netflix qui est diffusée sur la 2 ou la 3 de nos chaînes nationales, je crois... 
Avec Cillian Murphy  (dans le rôle de Thomas Shelby). 

Thomas Shelby wip 1

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